À l'approche de l'été, le nombre de pratiquants de sport augmente sensiblement, mais les chaleurs intenses et les épisodes caniculaires actuels ne font pas bon ménage avec l'activité physique. Dimanche, trois personnes sont décédées en pratiquant une activité sportive à Lyon, Paris et Marseille, et quatorze coureurs ont été hospitalisés lors d'une compétition à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne. À ce stade, seul le décès de la participante de l'épreuve lyonnaise d'hydrox a été relié à une hyperthermie, mais cela interroge. Est-ce bien raisonnable ?
Les dangers de la chaleur sur l'organisme
« Le soleil est arrivé et ça cogne très fort », observe Grégory Mostacci, coach sportif et formateur installé à Aix-en-Provence. Il rappelle à 20 Minutes : « La chaleur provoque une hausse du rythme cardiaque, des risques d'insolation, un impact sur la respiration, plus saccadée, et évidemment une déshydratation plus importante et plus rapide. »
Toutes ces conséquences le conduisent à mettre en place des aménagements avec ses clients. « Cela dépend du niveau du participant, mais il est certain que comme coach, le facteur chaleur va impacter significativement la séance. Plus la personne est novice, plus cela va être difficile pour elle », poursuit le coach qui a avancé ses séances en extérieur à 7 heures du matin et repoussé à plus de 19 heures celles du soir.
Adapter ses horaires et préférer les salles climatisées
Autrement, il s'agit de préférer des séances en salle climatisée. À l'image de Léa, venue s'entraîner sur le temps de midi dans une salle de sport de Marseille. « C'est clair qu'en extérieur ou sans la clim, je n'aurais pas fait de séance », réagit la jeune trentenaire. Elle trouve cependant « la salle moins remplie que d'habitude » et s'interroge : « peut-être que la chaleur en démotive ? ».
Grégory Mostacci, le coach sportif, « ne prend aucun risque » et dispose d'un studio privé équipé où, faute de séances en extérieur, il peut accueillir ses clients. « On doit rester prudent quand on voit que même des sportifs de haut niveau sont au bord du malaise, comme on a pu le voir dimanche à Roland Garros. »



