Le robot Rosa Knee révolutionne la pose de prothèses du genou à Montpellier
La clinique Beau Soleil de Montpellier intègre désormais le robot chirurgical Rosa Knee pour la pose de prothèses du genou. Cet outil de pointe permet un ajustement en temps réel adapté à chaque patient, améliorant significativement la précision des implants et limitant les suites post-opératoires, le tout sans surcoût annoncé pour la prise en charge. Le futur de la chirurgie orthopédique s'installe ainsi dans l'Hérault, après des tests préalables à la clinique catalane de Perpignan.
Une technologie d'assistance chirurgicale innovante
Nommé Rosa Knee, ce robot s'adapte à la morphologie unique de chaque patient tout en accompagnant les équipes chirurgicales. Grâce à l'intelligence artificielle, le chirurgien orthopédique, qui conserve le contrôle opératoire, peut ajuster avec une extrême précision la position de la prothèse de genou pendant l'intervention. Cela garantit un positionnement optimal des implants, réduisant ainsi les douleurs et les raideurs post-opératoires. La clinique confirme l'absence de reste à charge pour les patients.
Le Dr Guillaume Karl, chirurgien à la clinique Beau Soleil, explique : "Le robot est vraiment une aide coopérative pendant l'opération. Il nous accompagne dans le geste et on peut avoir ce contrôle en direct de l'état du genou pour suivre cette mise en place de la prothèse." Il ajoute : "On peut ajuster au cas par cas selon le genou du patient. Le robot suit le genou s'il a tendance à bouger. Ça va moins vibrer quand on va couper et on aura moins de risque que ça se déplace."
Composition et fonctionnement du système Rosa Knee
Composé de deux éléments principaux, Rosa Knee associe un bras robotisé dédié au guidage des coupes osseuses et un système de repérage par caméra. Équipé de capteurs avancés, il permet de modéliser le genou opéré en trois dimensions (3D). Les données collectées sont analysées et restituées en temps réel, autorisant un positionnement de l'implant d'une précision extrême, au degré près. Le chirurgien peut ensuite poser la prothèse en polyéthylène avec une exactitude inédite.
Le Dr Thibaud Rodriguez précise : "Le but est de remplacer le cartilage natif et voir quelle taille correspond au patient." Cependant, cette évolution technologique nécessite une adaptation des pratiques chirurgicales. Le Dr Rodriguez souligne : "Une des difficultés, c'est qu'habituellement, on a notre aide, humaine, en face de nous et là, il est un peu mis à l'écart."
Un investissement stratégique pour la clinique Beau Soleil
Cette adoption s'inscrit dans une démarche réfléchie de la clinique, basée sur "un investissement maîtrisé et négocié avec un laboratoire". Au-delà des aspects financiers et organisationnels, ce choix marque un virage technologique assumé : sans remplacer le geste du chirurgien, le robot vient en renforcer la précision et contribue à redéfinir les standards au sein de l'établissement montpelliérain.
Le Dr Mazene Hamoui commente : "On ne pouvait pas faire ça avec une chirurgie conventionnelle. Pour moi, c'est ça l'intérêt du robot." Cette innovation concerne particulièrement les quatre chirurgiens des membres inférieurs de la clinique : les docteurs Rodriguez, Karl, Hamoui et Benzid.
Contexte épidémiologique et croissance des interventions
La principale cause d'une pose de prothèse de genou reste l'arthrose, une détérioration du cartilage articulaire qui touche 65 % des plus de 65 ans, soit environ 10 millions de personnes en France. En cas d'arthrose sévère ou de destruction importante du genou, la pose de prothèse devient irrémédiable, affectant 100 000 Français chaque année, avec un âge moyen de 71 ans.
Après une opération d'un peu plus d'une heure en moyenne, souvent jugée douloureuse, la durée des soins pour une prothèse s'étend généralement de six mois à un an. La clinique Beau Soleil a enregistré une augmentation significative de cette activité, avec 180 opérations en 2025, soit 31 % de plus que l'année précédente. Certaines études prévoient même une croissance supérieure à 400 % de l'utilisation de la prothèse de genou d'ici 2050, soulignant l'importance de telles innovations technologiques dans le domaine de la santé.



