Roland-Garros 2026 : le soleil brille, mais le danger UV reste sous-estimé
Roland-Garros 2026 : soleil et risques UV pour les joueurs

Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le soleil brille intensément sur Roland-Garros pour l’édition 2026, contredisant la tradition pluvieuse de la première semaine. Les toits du Chatrier et du Lenglen sont ouverts, les éventails s’agitent, et les joueurs suent abondamment. Un confort appréciable comparé aux longues heures d’attente sous la pluie.

Le soleil, un allié trompeur

Le soleil facilite la vie, mais il peut aussi se révéler dangereux. Renata Zarazua en a fait l’expérience à l’Open d’Australie, partageant sur les réseaux sociaux une photo de ses coups de soleil avec le commentaire : « le soleil australien n’est pas une blague ». Nicolas Mahut, consultant pour France TV, confirme : « Le seul moment de l’année où on était sensibilisés, c’était pendant la tournée australienne. On voyait bien que le soleil en Australie était très dangereux. »

Un dépistage encore trop peu suivi

Depuis 2024, Isdin propose un bilan dermatologique aux joueurs pendant Roland-Garros. Talia Ayala, chef de produit, explique : « On a des dermatologues sur place pour détecter des lésions et faire de la prévention. L’année dernière, seulement 70 joueurs et entraîneurs ont participé. En 2026, on vise les 100. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des témoignages marquants

Rafael Nadal a récemment évoqué sa relation changeante avec le soleil : « Dans mon enfance, on ne disposait pas de toutes les informations sur les risques solaires. » Andy Roddick a révélé avoir souffert de plusieurs cancers de la peau, dont une tumeur épidermoïde retirée de la lèvre. « On m’a retiré une tumeur il y a cinq ou six ans », a-t-il déclaré, exhortant les jeunes à se protéger.

Les défis de la protection solaire sur le circuit

La sensibilisation progresse, mais les joueurs restent réticents. Luca Van Assche explique : « On met de la crème, mais avec la transpiration, ça part. C’est compliqué pendant un match. » Les crèmes modernes, moins grasses, facilitent pourtant l’application. Isabelle Rousseaux, dermatologue, regrette : « Je n’ai jamais vu de joueurs remettre de la crème en cours de match. Voir des grands joueurs le faire serait un bon exemple. »

Des initiatives prometteuses

Pat Rafter et Cameron Norrie ont popularisé les bandes de crème sur le visage. Isdin a lancé une gamme avec Carlos Alcaraz. Peut-être qu’un jour, le soleil redeviendra un ami sur le circuit.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale