Retraitée du Gard : le combat épuisant pour rembourser sa mutuelle
Retraitée du Gard : combat épuisant pour rembourser sa mutuelle

Pendant près de six mois, Estelle, une retraitée de l'Éducation nationale vivant à Gagnières (Gard), a tenté de restituer des sommes indûment versées sur son compte par sa mutuelle, la MGEN. Malgré des appels, courriers recommandés et multiples interlocuteurs, elle décrit un véritable parcours du combattant. La MGEN reconnaît plusieurs dysfonctionnements et affirme avoir corrigé le problème.

Une situation ubuesque

À 62 ans, cette ancienne professeure des écoles, retraitée pour invalidité, n'aurait jamais imaginé devoir batailler des mois pour rendre de l'argent qui ne lui appartenait pas. « Tout le monde me disait de laisser tomber, mais je ne supporte pas les situations bancales », explique-t-elle. Tout commence en début d'année : bénéficiant du tiers payant, elle découvre en consultant ses comptes des versements sans lien avec ses dépenses. Elle prévient immédiatement la MGEN, mais les remboursements continuent malgré ses signalements, totalisant plusieurs centaines d'euros.

Des dysfonctionnements à répétition

Au-delà des versements indus, Estelle évoque d'autres anomalies : une erreur d'adresse la domiciliant à Berck (Pas-de-Calais), l'absence d'un bon de vaccination antigrippale, et des difficultés pour des transports médicaux. « J'ai l'impression que personne n'est responsable de rien », déplore-t-elle. La MGEN, contactée par notre rédaction, reconnaît des remboursements indus liés à un dysfonctionnement informatique affectant les majorations de nuit et jours fériés. Un correctif a été déployé, et plusieurs dossiers sont en cours de régularisation. La mutuelle admet aussi qu'une première orientation donnée à l'adhérente « n'a pas été optimale ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des erreurs reconnues, mais des questions persistantes

La MGEN confirme également une erreur de traitement pour le bon de vaccination antigrippale et affirme avoir renforcé ses procédures. En revanche, elle conteste la disparition de sept bons de transport, indiquant n'en avoir trouvé aucune trace. Les sommes indues ont finalement été remboursées. « J'aimerais simplement qu'une personne me dise : nous avons fait une erreur, nous sommes désolés », conclut Estelle, qui consulte désormais ses comptes plusieurs fois par jour, craignant un nouveau virement inexpliqué.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale