Obsèques du professeur Jean-Louis Lamarque, pionnier de la radiologie moderne
Obsèques du professeur Jean-Louis Lamarque, pionnier radiologie

La radiologie française perd l’un de ses pionniers. Sous les voûtes de la cathédrale Saint-Pierre à Montpellier, une profonde émotion a accompagné, mardi 1er juillet, les obsèques du professeur Jean-Louis Lamarque, artisan du premier scanner corps entier et formateur de générations de médecins. Famille, proches, collègues, anciens élèves et nombreuses personnalités du monde médical étaient réunis pour rendre un dernier hommage à celui qui fut l’un des plus grands artisans de la radiologie moderne en France.

Un maître visionnaire de l’école de radiologie

Le père Yannick Casajus, qui a présidé la célébration, a rappelé que, chez Jean-Louis Lamarque, la quête scientifique n’avait jamais éclipsé la foi. Deux chemins qui, chez lui, se nourrissaient l’un l’autre au service de l’humain. Le professeur Jean-Michel Bruel a salué « un maître visionnaire de l’école de radiologie », tandis que le Dr Elysé Lopez, avec qui Jean-Louis Lamarque a cosigné Un siècle de Radiologie à Montpellier, a évoqué « un mentor, un patron hospitalier iconoclaste et enthousiaste ».

Tous ont rappelé l’empreinte durable laissée par celui qui fit entrer Montpellier dans une nouvelle ère de l’imagerie médicale. Professeur agrégé de radiologie dès 1965, chef du service central de radiologie des hôpitaux Saint-Éloi puis Lapeyronie, il participa à l’installation du premier scanner corps entier en France et de l’une des premières IRM du pays. Il forma plusieurs générations de radiologues et fut l’un des principaux artisans de la transition entre la radiologie traditionnelle et l’imagerie médicale moderne.

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Une curiosité insatiable et une profonde humanité

Les paroles les plus intimes sont venues de ses enfants et de ses petits-enfants. Ils ont dressé le portrait d’« un vieux lion à l’esprit irremplaçable », d’« un grand médecin avec une âme de paysan », animé par une curiosité insatiable et une profonde humanité. Tous ont surtout rappelé l’amour indéfectible qu’il vouait à son épouse, Annette.

Un dernier hommage à un homme dont l’œuvre scientifique et humaine continuera de marquer durablement la médecine, bien au-delà de Montpellier.

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