Les secrets de longévité animale inspireront-ils la médecine humaine ?
Les secrets de longévité animale pour la médecine humaine

Des pressions de sélection différentes selon les espèces

Toutes les espèces ne sont pas soumises aux mêmes pressions de sélection. Un animal fortement exposé aux prédateurs ou aux accidents a peu de chances d’atteindre un âge avancé. Au fil de l’évolution, il devient donc plus avantageux de se reproduire vite que d’investir dans un organisme capable de durer très longtemps. À l’inverse, les espèces mieux protégées peuvent consacrer davantage d’énergie à l’entretien de leurs cellules et de leurs tissus.

Des champions capables de ralentir le vieillissement

Certaines espèces possèdent des mécanismes particulièrement efficaces. Le requin du Groenland détient le record connu chez les vertébrés, avec une longévité pouvant dépasser 400 ans. Une étude publiée dans Science en 2016 a estimé l’âge des requins du Groenland en datant au carbone 14 les protéines du noyau du cristallin de leur œil, formées avant la naissance. Le plus grand individu analysé a été estimé à 392 ± 120 ans, soit près de 400 ans.

Chez le rat-taupe nu, les chercheurs observent une excellente réparation de l’ADN, une forte résistance aux cancers et un maintien durable des fonctions cellulaires. Ces adaptations ralentissent le vieillissement, sans pour autant le supprimer totalement.

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Comprendre ces animaux pour mieux comprendre le vieillissement humain

Les biologistes cherchent désormais à identifier les mécanismes communs aux espèces les plus longévives. Les chercheurs s’intéressent notamment à la réparation de l’ADN, à la stabilité des protéines et à la capacité de l’organisme à limiter les dommages causés par les radicaux libres, des molécules produites naturellement au cours du fonctionnement des cellules.

En revanche, aucun « gène de la longévité » unique n’a été découvert. Le vieillissement résulte d’une combinaison complexe de facteurs génétiques, physiologiques et environnementaux. Ces recherches pourraient un jour inspirer de nouveaux traitements contre certaines maladies liées à l’âge, même si leur application à l’humain reste, à ce stade, largement expérimentale.

Cet article est réalisé par Le Monde des Animaux et hébergé par 20 Minutes.

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