La fusion des maternités de Sète, prévue au 1er juillet, suscite de vives inquiétudes parmi les soignants. Le syndicat Force Ouvrière des Hospitaliers du bassin de Thau a tenu une assemblée générale le vendredi 29 mai pour discuter des projets en cours, notamment la reconstruction des Pergolines, la fusion des maternités vers l'hôpital Saint-Clair, l'extension de cet établissement, les conditions de travail du personnel, les réorganisations à venir et les élections professionnelles de fin d'année.
Un protocole d'accord en retard
Le syndicat FO exprime des craintes face à ce regroupement. Dans un contexte de baisse de la natalité (à peine 870 naissances en 2025 contre 1 200 il y a quelques années) et pour des raisons économiques, les deux plateaux techniques de la polyclinique Sainte-Thérèse et de l'hôpital Saint-Clair doivent fusionner. À compter du 1er juillet, tous les accouchements seront centralisés à l'hôpital.
« Autant du côté de nos personnels hospitaliers que de ceux de la clinique, un certain nombre d'incertitudes planent, alors que la fusion est censée se concrétiser au 1er juillet », alerte FO. La date butoir est maintenue malgré le retard dans la finalisation du protocole d'accord entre l'Agence régionale de santé (ARS), la polyclinique et les Hôpitaux du bassin de Thau.
Des conditions de travail à préserver
FO espère que ce projet de fusion se déroulera « dans les meilleures conditions possibles pour que la population du bassin de Thau soit accueillie dans de bonnes conditions, tout en préservant les conditions de travail des sages-femmes et des auxiliaires de puériculture ». Le syndicat reste vigilant quant à l'impact de cette réorganisation sur la qualité des soins et le moral des équipes.



