La fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, structure médico-sociale historique de la région parisienne, a été placée en redressement judiciaire le 23 juin 2026. Cette décision judiciaire met en péril entre 400 et 500 emplois, selon les informations communiquées par les administrateurs judiciaires. Pourtant, une quarantaine de repreneurs potentiels se sont déjà manifestés, suscitant un espoir prudent pour l'avenir de l'institution.
Une situation financière critique
La fondation, qui gère plusieurs établissements spécialisés dans l'accueil de personnes handicapées et âgées, souffre d'un endettement cumulé estimé à plus de 30 millions d'euros. Les difficultés financières se sont accumulées ces dernières années, en raison notamment de la baisse des subventions publiques et de l'augmentation des coûts de fonctionnement. Selon le rapport des administrateurs, le déficit annuel atteignait 4,5 millions d'euros en 2025.
Un appel à candidatures fructueux
Malgré la gravité de la situation, l'appel à repreneurs lancé par le tribunal de commerce de Paris a suscité un vif intérêt. Une quarantaine de candidatures ont été déposées, provenant à la fois de groupes privés du secteur médico-social, d'associations et de fondations. « Nous sommes surpris par cet engouement, mais il reflète la qualité des équipes et des services de la fondation », a déclaré Maître Dupont, administrateur judiciaire. Les candidats ont jusqu'au 15 septembre 2026 pour présenter leur offre détaillée.
Des emplois en suspens
Les 400 à 500 salariés concernés exercent dans des métiers variés : aides-soignants, éducateurs spécialisés, personnels administratifs et techniques. Leur sort dépendra du choix du repreneur et des éventuelles restructurations. Les syndicats, qui ont été reçus par la direction, réclament des garanties sur le maintien de l'emploi et des conditions de travail. « Nous exigeons un plan social qui protège les salariés et les résidents », a affirmé Marie Durand, déléguée syndicale CGT.
Un avenir incertain pour les résidents
Au-delà des emplois, ce sont les 1 200 résidents accueillis dans les différents établissements de la fondation qui sont directement impactés. Leur prise en charge pourrait être modifiée en fonction du projet du repreneur. Les familles des résidents se sont mobilisées, créant un collectif pour défendre la continuité des soins et la qualité de l'accompagnement.
Prochaines étapes judiciaires
Le tribunal de commerce de Paris examinera les offres de reprise à l'automne 2026. Une décision est attendue d'ici la fin de l'année. En attendant, la fondation fonctionne sous la supervision des administrateurs judiciaires, qui assurent le paiement des salaires et le maintien des activités essentielles. La région Île-de-France a déjà annoncé une aide d'urgence de 2 millions d'euros pour éviter une rupture de service.



