Cinq Australiennes soumises à des examens gynécologiques forcés à l’aéroport de Doha en 2020 ont obtenu gain de cause en appel le jeudi 24 juillet, relançant leur action en justice contre Qatar Airways. Cette décision judiciaire ouvre la voie à des poursuites contre la compagnie aérienne.
Des examens forcés dans un contexte de recherche
En 2020, les autorités qataries avaient fait descendre des femmes de dix avions à Doha pour leur faire passer des examens gynécologiques invasifs. Cet incident, qui avait provoqué un tollé international, visait à retrouver la mère d’un nouveau-né abandonné dans les toilettes de l’aéroport. Cinq Australiennes, présentes parmi les passagères, ont engagé une action en justice contre Qatar Airways, affirmant avoir été agressées et emprisonnées à tort.
Un revirement judiciaire
L’année dernière, la Cour fédérale d’Australie avait statué qu’elles ne pouvaient pas poursuivre directement la compagnie aérienne. Mais cette décision a été annulée en appel. Trois juges de la Cour fédérale ont déclaré que l’affaire devait être examinée lors d’un procès, permettant ainsi aux plaignantes de faire valoir leurs droits.
Le Premier ministre qatari de l’époque, Khaled ben Khalifa ben Abdelaziz Al Thani, avait présenté ses « plus sincères excuses pour ce que certaines voyageuses ont vécu ». Cependant, ces excuses n’avaient pas suffi à apaiser la colère des victimes, qui réclament justice.
Cette victoire en appel est un pas important pour les cinq Australiennes, mais aussi pour toutes les femmes victimes de violences similaires. Elle rappelle la nécessité de protéger les droits des passagères et de sanctionner les abus commis sous couvert de sécurité.



