Ebola Bundibugyo : une souche sans vaccin ni traitement menace l'Afrique
Ebola Bundibugyo : souche sans vaccin ni traitement

Le 17 mai 2026, l'Organisation mondiale de la Santé déclarait une urgence sanitaire internationale face à la propagation de la souche « Bundibugyo » du virus Ebola. Cette souche rare, qui ne possède ni vaccin ni traitement, inquiète particulièrement les autorités sanitaires. Découverte pour la première fois en août 2007, elle refait surface aujourd'hui en République démocratique du Congo (RDC) et menace toute l'Afrique centrale.

Des symptômes similaires mais une létalité moindre

La souche Bundibugyo provoque des symptômes typiques d'Ebola : fièvre hémorragique, maux de tête, maux de gorge, vomissements et diarrhée. Elle tue entre un tiers et la moitié des personnes infectées, ce qui la rend moins mortelle que la souche Zaïre, responsable de la plupart des épidémies précédentes et dont le taux de létalité peut atteindre 90 %. Cependant, contrairement à la souche Zaïre, il n'existe aucun vaccin ni traitement spécifique contre Bundibugyo.

Transmission et propagation

Le virus se propage par contact avec les fluides corporels des personnes infectées : sang, vomissements, selles. Le personnel hospitalier et funéraire est particulièrement exposé s'il ne porte pas de protections appropriées. Selon la National Library of Medicine, Ebola pourrait être transmis par les chauves-souris avant de se propager entre humains. Une étude a montré que 4 % des chauves-souris au Gabon présentaient des anticorps contre le virus Ebola Zaïre, mais on ignore encore la situation pour la souche Bundibugyo.

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L'OMS appelle à la vigilance sans panique

Dans un communiqué du 17 mai, l'OMS a déterminé que la maladie d'Ebola Bundibugyo constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Cependant, Mohamedi Janabi, directeur du bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, souligne qu'« il ne faut pas paniquer, nous savons la maîtriser ». Depuis la première apparition du virus Ebola en 1976, les épidémies se succèdent, mais les dernières vagues en RDC ont été contrôlées en trois ou quatre mois.

Selon l'OMS, cette nouvelle épidémie pourrait avoir commencé il y a plusieurs mois en RDC « vu l'ampleur du problème ». Elle est déjà suspectée d'avoir fait 139 morts, et pourrait se prolonger, même si le risque de propagation au niveau mondial est pour l'instant considéré comme « faible ». Ebola est relativement moins contagieux que le Covid ou la rougeole.

Course aux vaccins et traitements

Cette nouvelle épidémie a déclenché une quête internationale de vaccins et traitements pouvant être rapidement testés et déployés pour endiguer la crise sanitaire. Plusieurs candidats vaccins et traitements, pas encore testés sur l'homme, sont à l'étude. L'OMS s'est dite prête à examiner les outils disponibles, notamment un vaccin appelé Ervebo qui cible la souche d'Ebola la plus courante, dite Zaïre, et a déjà été déployé dans divers pays.

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