Le premier épisode caniculaire de 2026, survenu en mai, a provoqué une surmortalité significative en France. Santé publique France a annoncé le 30 juin 2026 qu'au moins 300 décès supplémentaires ont été recensés en cinq jours dans l'Hexagone, soit une augmentation de 13,9 % de la mortalité toutes causes confondues. Cette hausse concerne essentiellement les personnes âgées de 75 ans et plus.
300 décès en excès, une hausse de 13,9 %
« On a eu 300 décès en excès, ce qui correspond à une augmentation de près de 14 % », a déclaré Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France. Elle a précisé que ces décès sont « toutes causes confondues » et « ce n'est pas forcément lié à la canicule ou aux fortes chaleurs ». Le nombre précis de décès attribuables à la chaleur sera connu ultérieurement.
Santé publique France souligne dans une note de synthèse : « Cet épisode a exposé la population peu accoutumée à cette période à de fortes chaleurs et dans une période encore importante d'activités scolaire et professionnelle. L'aggravation des épisodes de fortes chaleurs sous l'effet du changement climatique a des effets mesurables graves sur la santé de la population. »
17 départements concernés, principalement dans l'Ouest
La surmortalité a été comptabilisée dans les 17 départements touchés par des chaleurs d'une précocité et d'une intensité inédites du 24 au 28 mai. Six départements étaient classés en « canicule » (Côtes-d'Armor, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Manche, Morbihan et Vendée) et onze autres en vigilance orange (Finistère, Mayenne, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Charente-Maritime, Charente, Gironde, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine et Paris).
Dans les six départements en canicule, on dénombre au moins 95 décès en excès (+10,1 %), dont 80 concernent des personnes de 75 ans et plus. Dans les onze départements en vigilance orange, les personnes âgées de 75 ans et plus constituent près de 230 des cas.
Méthode de calcul et prochains chiffres
Pour calculer la surmortalité, Santé publique France a comparé le nombre hebdomadaire de décès au nombre attendu, estimé à partir d'un modèle statistique européen prenant en compte les données historiques sur six années, la tendance générale et les fluctuations saisonnières. L'institution précise que « ces chiffres seront affinés mais ils peuvent être considérés comme quasiment définitifs ».
Les chiffres pour la canicule de juin seront annoncés le 3 juillet prochain, selon le ministère de la Santé.



