Au cœur du traitement hyperbare
Le CHU de Nice dispose d'un caisson hyperbare unique dans la région, où les patients sont soignés par une pression d'oxygène élevée. Ce dispositif permet de traiter diverses pathologies, des plaies chroniques aux brûlures graves, en passant par les infections de l'oreille ou les accidents de plongée.
Comment fonctionne le caisson ?
Le patient est placé dans une enceinte hermétique où la pression atmosphérique est augmentée jusqu'à l'équivalent de 20 mètres de profondeur. L'oxygène pur est alors inhalé, ce qui favorise la cicatrisation et combat les infections. Les séances durent entre une et deux heures, selon les besoins.
Le Dr. Pierre Lefèvre, responsable du service, explique : "L'oxygénothérapie hyperbare est une thérapie puissante qui accélère la guérison en augmentant l'oxygénation des tissus. Nous traitons environ 200 patients par an, avec des résultats remarquables."
Des applications variées
Les indications sont nombreuses :
- Plaies diabétiques et escarres
- Brûlures thermiques et chimiques
- Infections nécrosantes des tissus mous
- Accidents de décompression chez les plongeurs
- Surdité brutale et acouphènes
Le caisson permet également de traiter les séquelles de radiothérapie ou les intoxications au monoxyde de carbone.
Un équipement de pointe
Le CHU de Nice a investi 1,5 million d'euros dans ce caisson dernier cri, équipé de systèmes de surveillance avancés. Le personnel est formé pour gérer les risques liés à la pression, comme les barotraumatismes ou l'hyperoxie.
Pour le patient, l'expérience est souvent impressionnante. "J'avais une plaie qui ne guérissait pas depuis des mois. Après quelques séances, j'ai vu une amélioration spectaculaire", témoigne Marie, 65 ans, traitée pour un ulcère veineux.
Un avenir prometteur
Les recherches se poursuivent pour élargir les indications, notamment dans le traitement des AVC ou des lésions cérébrales. Le CHU de Nice participe à des études cliniques internationales pour évaluer l'efficacité de l'oxygénothérapie hyperbare dans ces domaines.
En attendant, le caisson tourne à plein régime, avec des séances programmées sept jours sur sept. Un service essentiel qui redonne espoir à de nombreux patients.



