Le brevet des collèges s'est déroulé jeudi 26 juin dans des conditions de forte chaleur, malgré les alertes météorologiques et les appels à un report. Les équipes éducatives expriment leur colère face au maintien de l'épreuve, jugée dangereuse pour la santé des élèves.
Des conditions d'examen dénoncées
Dans plusieurs académies, les températures ont dépassé les 38°C, rendant les salles d'examen quasi insoutenables. Selon le syndicat SNES-FSU, « de nombreux établissements ne disposent pas de climatisation, et les consignes de rafraîchissement n'ont pas été suivies ». Un enseignant parisien témoigne : « Les élèves étaient en sueur, certains ont eu des malaises. C'était indigne. »
Un maintien critiqué par les syndicats
Le ministère de l'Éducation nationale a justifié le maintien de l'épreuve par « l'organisation logistique déjà engagée » et « l'importance de ne pas perturber le calendrier scolaire ». Cependant, les syndicats dénoncent un « mépris des conditions de travail » et une « absence d'anticipation ». Selon un sondage réalisé par le SE-UNSA, 78% des enseignants jugent que l'épreuve aurait dû être reportée.
Des conséquences pour les élèves
Plusieurs cas de malaises ont été signalés, notamment dans le sud de la France. Une élève de troisième à Marseille raconte : « J'ai eu un malaise pendant l'épreuve de maths. L'infirmière était débordée. » Les syndicats demandent que les résultats soient ajustés pour tenir compte des conditions difficiles. Le ministère n'a pas encore communiqué sur d'éventuelles mesures correctives.
Appel à une meilleure gestion des crises
Face à la récurrence des épisodes caniculaires, les syndicats réclament un plan d'urgence pour les examens. « Il faut des salles climatisées ou des horaires décalés », insiste le SNES. Le ministère promet une « évaluation des conditions » pour les prochaines sessions, mais les enseignants restent sceptiques. « On nous promet des mesures chaque année, mais rien ne change », déplore un professeur de Lyon.



