Une augmentation spectaculaire des victimes mineures
Selon une étude du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), le nombre de victimes mineures enregistrées par les forces de l'ordre a explosé en neuf ans. Entre 2017 et 2025, ce chiffre a bondi de 120%, passant de 85 000 à 187 000 victimes. Cette hausse concerne particulièrement les infractions à caractère sexuel, qui représentent une part croissante des signalements.
Les infractions sexuelles en forte progression
Les violences sexuelles commises sur des mineurs ont augmenté de 180% sur la période. En 2025, près de 60 000 mineurs ont été victimes d'agressions sexuelles, contre 21 000 en 2017. Les viols ont également connu une hausse significative, avec 12 000 cas recensés en 2025, soit une augmentation de 150%.
Les experts attribuent cette progression à plusieurs facteurs : une meilleure libération de la parole des victimes, des campagnes de sensibilisation accrues, et une amélioration du recueil des plaintes par les forces de l'ordre. Toutefois, ils soulignent que ces chiffres reflètent aussi une réalité alarmante de la violence subie par les enfants.
Les autres types d'infractions
Outre les infractions sexuelles, les violences physiques sur mineurs ont augmenté de 80%, avec 45 000 cas en 2025. Les vols et les destructions de biens impliquant des mineurs victimes ont progressé de 50%. En revanche, les homicides de mineurs restent stables, avec environ 100 cas par an.
Des disparités selon l'âge et le sexe
Les filles sont les principales victimes des infractions sexuelles, représentant 85% des cas. Les garçons sont davantage concernés par les violences physiques. Les adolescents de 15 à 17 ans sont les plus touchés, mais les enfants de moins de 10 ans représentent une part croissante des victimes, notamment pour les violences intrafamiliales.
Les réponses des autorités
Face à cette explosion, le gouvernement a annoncé un plan de lutte contre les violences faites aux mineurs, comprenant le recrutement de 500 enquêteurs spécialisés et le renforcement des dispositifs de signalement. Des formations sont également prévues pour les professionnels de l'enfance.
Les associations de protection de l'enfance saluent ces mesures mais appellent à une prise de conscience collective. Elles insistent sur la nécessité de prévenir ces violences en amont et de soutenir les victimes sur le long terme.



