L'affaire Lyhanna a mis en lumière les failles d'un système qui ne protège pas les victimes, en particulier lorsqu'elles sont mineures, et des décisions politiques inadaptées aux conséquences tragiques. Le cas de Jérôme Barella, plusieurs fois signalé aux autorités sans jamais être inquiété, et principal accusé dans le viol et la mort de Lyhanna, n'est pas isolé.
Jean-Luc Reichmann tape du poing sur la table
Interrogé sur le sujet par le Buzz TV, l'interprète de Léo Mattéi a exprimé sa colère. Jean-Luc Reichmann estime que les politiciens continuent à « se regarder le bout du nez » alors qu'ils devraient « agir ». Selon lui, les suspects dans des affaires de viol sur mineurs sont désormais repérables grâce à la géolocalisation et aux caméras de surveillance. « On les connaît, on les repère maintenant. Grâce à la géolocalisation, on sait tout ce qui se passe, dans les rues et ailleurs, il y a des caméras partout. Il faut agir », a-t-il martelé.
Un risque de justice personnelle
Pour l'animateur des 12 coups de midi, l'inaction de l'État pousse la population à vouloir « se faire justice » elle-même. « Je me mets à leur place. Vous imaginez si ça vous arrive, si quelqu'un se permet d'approcher votre enfant, comment vous réagissez ? Moi, je peux me retrouver en taule », a-t-il ajouté, soulignant le danger d'une escalade de la violence individuelle.
Un projet de loi attendu
Alors que plusieurs associations militent pour une loi intégrale similaire à celle de l'Espagne, avec les moyens financiers nécessaires à son application, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que le texte sera examiné en septembre et octobre par l'Assemblée nationale. Ce projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes, déposé en novembre 2025, a été cosigné par une centaine de députés de gauche et de la coalition gouvernementale. Il s'appuie sur les travaux de la Ciivise, la loi espagnole de 2004 et la coalition féministe et enfantiste en France.
Des mesures controversées
Mercredi, en Conseil des ministres, le Premier ministre a ajouté les engagements pris après la mort et le viol de Lyhanna, notamment la prison à perpétuité pour les violeurs en série de mineurs. La réalisatrice Andréa Bescond, figure de la lutte contre les violences sexuelles, a qualifié ces annonces de « techniques d'enfumage » sur Instagram. Elle rappelle que « les prisons sont remplies à 140 % » en France. Un appel à manifester le 4 juillet a été lancé, tandis que les rassemblements chaque lundi devant les tribunaux se poursuivent.



