Depuis le 1er juillet, le congé de naissance a officiellement remplacé le congé parental en France. Cette réforme, très attendue, offre aux parents une plus grande flexibilité et un temps supplémentaire pour s'occuper de leur nouveau-né. De nombreux parents se disent satisfaits de ce nouveau dispositif, qui leur permet de mieux concilier vie professionnelle et familiale.
Un dispositif plus flexible et mieux rémunéré
Le congé de naissance, d'une durée maximale de 25 jours pour chaque parent (contre 11 jours auparavant pour le congé paternité), peut être fractionné et pris jusqu'aux 6 mois de l'enfant. Il est rémunéré à hauteur de 100% du salaire, dans la limite de 1,8 fois le Smic. Selon le ministère des Solidarités, cette mesure vise à "favoriser l'égalité entre les femmes et les hommes dans la répartition des tâches parentales".
Pour les parents, ce changement est une bouffée d'air. "J'ai envie de passer du temps avec ce bébé", témoigne Marie, jeune maman de 32 ans. "Avec le congé parental, je devais choisir entre arrêter de travailler ou reprendre très vite. Là, je peux prendre quelques semaines sans perdre mon salaire."
Un impact positif sur la vie de famille
Le congé de naissance permet également de mieux répartir les responsabilités entre les deux parents. "Mon mari a pris 15 jours, ce qu'il n'aurait pas pu faire avant", explique Sophie, 35 ans. "Cela nous a permis de créer des liens tous les trois dès le début." Les professionnels de la petite enfance saluent aussi cette évolution. "Plus de temps avec les parents est bénéfique pour le développement de l'enfant", estime le Dr. Legrand, pédiatre à Paris.
Selon une enquête de l'Ifop réalisée en mai, 78% des parents se déclarent favorables à ce nouveau congé. Les entreprises, quant à elles, doivent s'adapter à ces absences plus longues mais plus prévisibles. "Nous avons mis en place des remplacements temporaires", indique un responsable RH d'une grande entreprise.
Un coût pour l'État mais un investissement pour l'avenir
Le coût du congé de naissance est estimé à 500 millions d'euros par an pour la Sécurité sociale. Cependant, le gouvernement mise sur un retour sur investissement à long terme, avec une meilleure santé des enfants et une réduction des inégalités professionnelles. "C'est un investissement dans l'avenir de notre société", a déclaré la ministre des Solidarités, Aurore Bergé.
Les associations de parents restent vigilantes sur la mise en œuvre. "Il faut que tous les parents puissent en bénéficier, sans discrimination", rappelle la présidente de l'UNAF. Le dispositif est encore récent, mais les premiers retours sont positifs.



