Un CRS traverse la France en kayak pour les orphelins de la Police
Un CRS traverse la France en kayak pour les orphelins

Jérôme, un CRS de 43 ans, arrive ce dimanche à Agde après avoir traversé la France en kayak de mer pour soutenir les orphelins de la Police nationale. Parti de Gravelines, dans les Hauts-de-France, le 1er juin dernier, il achèvera son périple de 1 200 kilomètres sur les eaux du réseau fluvial français. Son arrivée est prévue à 14 heures au Moulin des Évêques, à la Pansière d'Agde.

Un défi physique et psychologique

Six régions et dix-sept départements traversés, quinze canaux, un fleuve, cinq rivières et un étang empruntés : Jérôme, policier à la CRS 56 de Montpellier, a parcouru 1 300 kilomètres en kayak de mer, en autonomie et sans assistance. Malgré quelques ampoules aux mains, le physique tient bon. "Physiquement ça va, mis à part les ampoules aux mains, mais ça commence à faire long", reconnaît le fonctionnaire, qui a aussi passé une dizaine d'années au commissariat de Sète.

Des objectifs multiples

En se lançant ce défi, le quadragénaire poursuivait plusieurs objectifs : "déjà, finir le parcours et me prouver qu'à 43 ans, on peut faire de belles choses. Je souhaitais aussi faire des rencontres tout au long de mon parcours, ce qui a été le cas, notamment beaucoup d'étrangers. Enfin, je voulais attirer l'attention sur une association qui me tient à cœur, Orphéopolis, qui prend soin des orphelins de la Police nationale." Cette association possède un centre d'hébergement à Agde, près du lycée, ainsi qu'à Bourges et Nancy.

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Les difficultés du parcours

Jérôme a reçu le feu vert de sa hiérarchie pour poser plusieurs semaines de congé, ce qui n'était pas gagné d'avance. "Mon commandant a été très compréhensif", apprécie-t-il. Pour dormir, c'était la plupart du temps sous la tente, au camping ou dans des haltes nautiques. Mais le plus difficile était de contourner les ouvrages comme les écluses, les barrages ou les tunnels. En kayak, comme on n'est pas motorisé, on n'a pas le droit de les passer. Soit il se faisait remorquer par des plaisanciers, soit il devait sortir de l'eau, hisser l'embarcation et passer de l'autre côté. Sur la portion de 180 kilomètres entre la Champagne et la Bourgogne, il y a une écluse tous les deux kilomètres. Le kayak mesurant plus de 5 mètres de long et pesant une soixantaine de kilos avec les vivres, l'effort est considérable.

L'effort prendra fin dimanche sur l'Hérault, après un dernier détour par l'étang de Thau et le Canal du Midi. Une ultime carte postale qui vaut bien des sacrifices.

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