L'extrême tension du marché locatif parisien contribue à maintenir des niveaux de loyers élevés, et ce malgré l'encadrement des loyers. Selon une récente étude de l'Insee, un ménage parisien sur deux consacrait plus du tiers de ses revenus au loyer en 2022. Chez les plus modestes, en particulier les femmes seules, le poids du loyer atteint même 42 %.
Des locataires contraints de consacrer une part importante de leurs revenus au logement
Emmanuelle (le prénom a été changé) a tenu bon. Après plus d'un an de recherches, elle a déniché un petit appartement de 50 m² à Paris pour vivre avec sa fille étudiante. Cette femme de 50 ans, séparée de son conjoint, ne parvenait même pas à décrocher une visite. Pourtant, elle précise qu'elle n'est « pas à plaindre ».
« Je suis en CDI, gagne 3 700 euros nets par mois, mais, étant handicapée, il me fallait absolument habiter non loin de mon lieu de travail, donc dans la capitale, détaille la quinqua. J'ai très vite compris que je n'aurai pas accès à un logement social, alors je me suis tournée vers la location privée. Je pensais qu'avec ma situation et mon salaire, je finirais par trouver », poursuit Emmanuelle.
Un marché locatif sous tension
Cette situation illustre la difficulté croissante des Parisiens à se loger. Malgré l'encadrement des loyers, les prix restent élevés, poussant de nombreux ménages à consacrer une part excessive de leurs revenus au logement. Les femmes seules et les familles monoparentales sont particulièrement touchées.



