« Tout est allé très vite. Vers 5 heures du matin, alors que tout le monde dormait, j’ai été réveillée par un vacarme assourdissant. Dans la cuisine, le plafond s’est effondré d’un coup. Vlam ! » Sandrine (prénom d’emprunt) est encore traumatisée par l’accident survenu le 2 juin dernier dans son logement locatif de la rue Capitaine Colonna, quartier Sainte-Anne à Toulon.
Un effondrement soudain et inexpliqué
Au rez-de-chaussée de ce petit immeuble, rien ne laissait présager un tel affaissement. Les secours ont ordonné l’évacuation au petit matin. La mairie de Toulon a relogé la famille dans un hôtel du centre-ville. « Sur le papier, c’était bien, sauf qu’on a constaté la présence de punaises de lit et mes enfants se sont réveillés avec des boutons partout », déplore Sandrine.
Des enfants traumatisés et un avenir incertain
Ambulancière de profession, elle a quitté son travail pour élever ses deux enfants. « Depuis l’accident, mes enfants n’arrivent plus à s’endormir seuls. Mon fils de 2 ans me demande tous les jours si la maison va être réparée », confie-t-elle. « Il est d’autant plus inquiet qu’il va faire sa première rentrée scolaire en septembre. D’ici là, on ne sait pas où on sera hébergés. On a besoin d’un logement plus durable. »
Un arrêté de police pour danger immédiat
La municipalité a trouvé un hôtel pour la famille en attendant les travaux du propriétaire. Un arrêté de police générale a été pris par la maire Josée Massi : « L’état de cet immeuble présente un danger réel et immédiat pour les occupants. » Trois familles ont été invitées à quitter les lieux, dont celle de Sandrine. « Je me retrouve dans une situation précaire. J’ai vu l’assistante sociale et la responsable de la sécurité de l’habitat. La seule solution proposée est ce relogement à l’hôtel pour une courte durée. Mais après ? »
La mairie se veut rassurante
La mairie répond avoir « immédiatement répondu à la demande urgente et mis en sécurité cette dame avec ses enfants, au titre du secours communal, en réservant une chambre d’hôtel le temps nécessaire. La ville a entamé des démarches pour un relogement durable. »
Des biens perdus et un propriétaire injoignable
« J’ai tout perdu dans cet effondrement : mes meubles, les affaires de mes enfants, une grande partie de mes effets personnels. Je n’ai plus accès à mon domicile ni à mes biens. Et je n’étais dans cet appartement que depuis deux mois », confie Sandrine. La procédure de mise en sécurité de l’immeuble est enclenchée. Le propriétaire ne répond pas aux sollicitations des autorités. Des experts en assurance sont passés pour tenter de comprendre les causes de l’effondrement.



