Alors que les prix du carburant continuent de flamber, le gouvernement s'apprête à prendre la parole cette semaine pour « changer d'échelle » et « adapter » ses dispositifs de soutien à l'activité économique. En attendant, les propositions fusent, notamment celle de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français.
Roussel demande l'état d'urgence
« J’attends que le gouvernement agisse et qu’il annonce des mesures fortes. Il faut décréter l’état d’urgence pour le pouvoir d’achat et l’état d’urgence énergétique pour la France », a lancé Fabien Roussel ce lundi matin sur le plateau de TF1. L'ancien député PCF a déploré que « les négociations salariales sont au point mort, le monde du travail souffre, il faut agir, et agir vite ».
Les propositions des communistes
Pour faire face à l'envolée des prix à la pompe et augmenter le pouvoir d'achat des Français, les communistes ont adressé une lettre au Premier ministre ce week-end. Parmi leurs propositions : le blocage des prix et la taxation des entreprises pétrolières. Fabien Roussel suggère également « la baisse des prix de l’électricité jusqu’à 30 % ». Selon lui, « c’est faisable grâce à nos centrales nucléaires, nous pouvons baisser l’électricité tout de suite ». Il propose aussi une augmentation de 5 % des salaires jusqu'à 2.500 euros net.
Le gouvernement sous pression
Le gouvernement est très attendu sur ce dossier. Jeudi dernier, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, a promis lors d'un déplacement à Toulouse que « on n’abandonnera personne » face à la flambée des prix des carburants. Une réunion s'est tenue à Matignon avec plusieurs ministres pour étudier « l'impact » de cette crise sur l'économie et les approvisionnements. Le gouvernement avait alors annoncé que des mesures seraient dévoilées « en début de semaine ».



