Un homme condamné pour violences et outrages envers sa mère
Condamné pour violences sur sa mère

Les gendarmes sont intervenus une dizaine de fois en l'espace d'un mois à Estillac, près d'Agen. Ce lundi, le prévenu de 57 ans a reconnu avoir insulté les militaires, mais a nié s'en être pris physiquement à sa mère. « Je n'ai jamais bousculé ma mère, ni demandé d'argent. Elle dit qu'elle a peur de moi, qu'elle ne veut plus me voir, mais m'appelle. Cela a dégénéré car nous ne sommes pas d'accord sur certains sujets. »

La relation « ambivalente », selon les termes de la présidente du tribunal correctionnel d'Agen, entre une Estillacaise de 84 ans et son fils fraîchement sorti de prison, a été retracée au cours de l'audience de comparution immédiate, ce lundi 11 mai. Sorti de détention le 30 mars dernier, après avoir enfreint l'interdiction d'entrer en contact avec sa mère, le prévenu « a attendu neuf jours » avant de se rendre à nouveau chez elle.

Des interventions répétées des gendarmes

« Entre le 9 avril et le 8 mai, les gendarmes sont intervenus à plus de dix reprises pour stopper des conflits, dus à votre présence non désirée et à des pressions que vous lui faites subir », a contextualisé la juge. Ce 8 mai, l'octogénaire a dénoncé une grande claque dans le dos qui l'aurait fait chuter au sol. Quand les forces de l'ordre sont intervenues, la patrouille a été outragée par le fils manifestement ivre, qui a tenté de leur refermer la porte du garage sur la tête.

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Une addiction à l'alcool persistante

Avec 15 mentions à son casier judiciaire, dont deux concernant des violences sur sa mère, le prévenu de 57 ans peine à reconnaître son addiction à l'alcool. « Prendre un petit-déjeuner à la bière semble être une habitude », a pointé le représentant du ministère public, face à la « version très édulcorée » du quinquagénaire, comparaissant en état de récidive.

Au soutien d'une relaxe concernant les violences sur ascendant, Me Bossut a pointé l'absence « de trace sur l'omoplate, ce qui me fait douter de la véracité des déclarations de cette pauvre maman dont les souvenirs ne sont pas tout à fait justes ». Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur en condamnant Jean-Christophe Roux à 18 mois d'emprisonnement dont 6 assortis d'un sursis probatoire pendant deux ans, l'obligeant à suivre des soins en addictologie, trouver un travail, et s'acquitter des sommes dues. Par ailleurs, le prévenu a interdiction d'entrer en contact avec sa mère, de paraître à son domicile et de se rendre sur la commune d'Estillac.

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