Saintes durcit le ton contre l'habitat dégradé avec des mesures coercitives
Saintes lutte contre l'habitat dégradé par la coercition

Pour lutter contre l'habitat dégradé ou vacant, la Ville et l'Agglomération de Saintes mettent en œuvre des dispositifs d'aide, mais aussi des outils de coercition, pouvant aller jusqu'à l'expropriation. « Je ne comprends pas que les gens laissent pourrir les biens au lieu de les vendre », s'agace le maire de Saintes, Bruno Drapron. Dans cette lutte, la municipalité s'est dotée de moyens contraignants.

L'Opération de restauration immobilière (ORI) en action

L'Opération de restauration immobilière (ORI) cible ainsi une douzaine de bâtiments très délabrés. Les propriétaires sont fortement incités à agir, avec des aides financières à la clé. S'ils ne bougent pas, ce long processus peut aboutir à une expropriation, au tarif fixé par les Domaines. « Il y a peu de chances qu'on aille jusque-là. Mais ils n'ont pas d'excuse pour ne pas faire de travaux », assure Bruno Drapron.

Des résultats accrus grâce à une équipe dédiée

Depuis deux ans, la ville obtient plus de résultats grâce à des agents qui travaillent sur les mises en péril, les squats et le permis de louer. « À Saintes, on ne peut plus faire n'importe quoi », affirme le maire. Il cite l'exemple d'une maison en déliquescence, rue de Taillebourg, où un arbre pousse à l'intérieur. « On est prêt à faire les travaux et les facturer au propriétaire, mais il semblerait qu'il ait compris », conclut-il.

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