Vol AF447 : le parquet général requiert la condamnation d'Airbus et Air France en appel
Vol AF447 : condamnation requise contre Airbus et Air France

Dans la nuit du 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'est abîmé dans l'océan Atlantique, entraînant la mort des 216 passagers et des 12 membres d'équipage. Près de deux ans de recherches sous-marines ont été nécessaires pour retrouver les deux enregistreurs de vol, qui ont pu être analysés malgré leur séjour à 3 000 mètres de profondeur. Le rapport final du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), publié le 5 juillet 2012, a conclu que des réactions inappropriées des pilotes, ne comprenant pas l'origine du problème, ont provoqué le décrochage de l'appareil, suivi d'une descente incontrôlée jusqu'à l'impact.

Les causes techniques et humaines

Le givrage des sondes Pitot, instruments mesurant la vitesse de l'avion, a affiché des informations incohérentes dans le cockpit, débrayant le pilote automatique et plongeant l'équipage dans la confusion en pleine traversée du Front Inter Tropical, une zone de turbulences et d'orages.

Un long parcours judiciaire

L'enquête judiciaire, menée par la Gendarmerie nationale, a connu plusieurs revirements. Le 29 août 2019, les juges d'instruction ont rendu un non-lieu, estimant que l'accident était dû à une faute de pilotage et que les responsables, décédés, ne pouvaient être poursuivis. Mais le 12 mai 2021, la Cour d'appel de Paris a ordonné le renvoi d'Air France et d'Airbus devant le tribunal correctionnel, décision confirmée par la Cour de cassation fin août 2021.

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En avril 2023, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé les deux entreprises sur le plan pénal, tout en reconnaissant leur responsabilité civile. Les juges ont estimé que des imprudences et négligences existaient, mais sans lien de causalité certain avec le crash.

En appel, à l'automne 2025, après deux mois d'audiences, le parquet général a requis la condamnation des deux groupes pour homicides involontaires, revenant sur sa position de 2023. Les avocats généraux ont estimé que les fautes d'Airbus et d'Air France sont caractérisées et qu'elles ont concouru de façon certaine à la survenance du crash. En tant que personnes morales, les deux sociétés encourent une amende maximale de 225 000 euros, une condamnation que les familles des victimes appellent de leurs vœux.

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