Un seul des trois policiers municipaux initialement mis en cause sera jugé pour homicide involontaire après la mort de Mohamed Gabsi en 2020. La cour d'appel de Montpellier a décidé le renvoi d'un seul policier, pour homicide involontaire, ont indiqué deux avocats de la défense. La chambre de l'instruction avait été saisie par la famille de Mohamed Gabsi, mort en avril 2020 au commissariat de Béziers, qui demandait à la justice un procès criminel et le renvoi des policiers pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Les circonstances du décès
Selon le rapport d'autopsie, le décès de Mohamed Gabsi était consécutif à l'intervention des policiers. L'autopsie a aussi révélé que Mohamed Gabsi était sous l'emprise de drogues lors de son interpellation. Cet homme, condamné à huit reprises depuis 2005 pour des violences et des vols, avait selon les trois policiers municipaux « refusé leur contrôle » et « résisté » à l'interpellation. Il aurait été transporté vers le commissariat à l'arrière d'un véhicule sur le ventre, menotté, avec un des policiers municipaux assis sur ses fesses « dans le but de le maintenir » selon leurs déclarations. À leur arrivée dans la cour du commissariat, il était inconscient et n'avait pas pu être ranimé. Mais deux témoins avaient assuré qu'il était au contraire « inconscient sur la banquette arrière avant même que le véhicule ne redémarre ».
Réactions des avocats
Trois policiers municipaux avaient été mis en examen en décembre 2020 dans cette affaire et placés sous contrôle judiciaire. Après le renvoi d'un seul d'entre eux devant la justice correctionnelle, les avocats des policiers se sont dits « très satisfaits ». Selon Me Luc Abratkiewicz et Me Florian Medico, « il n'y a aucune discussion à avoir sur la responsabilité de deux des trois policiers qui sont totalement innocents ». Quant au troisième policier, assurent les avocats, « la justice nous dit déjà qu'il n'existe aucun geste de violence volontaire ».



