Toulouse : bibliothécaire éditeur néonazi, la mairie réagit
Toulouse : bibliothécaire éditeur néonazi, la mairie réagit

Un bibliothécaire toulousain au cœur d'une polémique

La municipalité de Toulouse a été contrainte de réagir après la révélation du profil de Bertrand Le Digabel, bibliothécaire municipal et éditeur d'auteurs néonazis. Ce fonctionnaire, employé à la médiathèque José-Cabanis, est également le fondateur d'une maison d'édition spécialisée dans la diffusion d'écrits d'extrême droite radicale, voire néonazie.

Des activités éditoriales controversées

Bertrand Le Digabel a créé les éditions « La Barque d'Or », qui publient des ouvrages d'auteurs liés à la mouvance néonazie. Parmi les titres figurent des essais révisionnistes et des textes faisant l'apologie de l'idéologie nazie. Ces publications ont été signalées par des associations de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, qui ont alerté la mairie de Toulouse.

Le bibliothécaire exerce ses fonctions depuis plusieurs années sans que son activité parallèle n'ait été connue de sa hiérarchie. La découverte de ces liens a suscité une vive émotion au sein de la collectivité et parmi les usagers de la médiathèque.

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La réaction de la mairie

La mairie de Toulouse a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative et la mise en place de mesures disciplinaires à l'encontre de Bertrand Le Digabel. Dans un communiqué, la municipalité a condamné fermement « toute forme d'apologie du nazisme et de diffusion d'idées contraires aux valeurs de la République ». Le maire, Jean-Luc Moudenc, a déclaré que « la fonction publique ne saurait être un refuge pour des activités contraires à la loi et à la dignité humaine ».

Une cellule d'écoute a été mise en place pour les agents municipaux choqués par cette affaire. La mairie a également saisi le procureur de la République afin d'évaluer d'éventuelles infractions pénales, notamment pour apologie de crimes contre l'humanité.

Un débat sur la liberté d'expression

Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d'expression dans le cadre de la fonction publique. Si Bertrand Le Digabel bénéficie de la liberté d'expression en tant que citoyen, son statut de fonctionnaire implique une obligation de neutralité et de loyauté envers l'institution républicaine. Les associations antiracistes estiment que ses activités éditoriales sont incompatibles avec ses fonctions.

L'enquête administrative devra déterminer si les agissements de Le Digabel constituent une faute professionnelle. En attendant, il a été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire.

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