Condamnation sévère pour violences intrafamiliales à Mont-de-Marsan
Ce mardi 17 février 2026, le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan a rendu un verdict sans appel. Un homme de 40 ans a été condamné à quatre ans de prison ferme, dont un an avec sursis, pour des violences intrafamiliales particulièrement graves. L'individu avait porté deux coups de couteau à son père adoptif, âgé de 72 ans, lors d'une dispute familiale.
Une attaque au couteau dans le domicile familial
Les faits remontent au 13 décembre dernier. La mère adoptive du prévenu avait alerté la police après une énième altercation. Dans leur domicile montois, l'homme avait attaqué son père adoptif avec un couteau de cuisine. La victime s'en est tirée avec deux plaies à l'abdomen et dix jours d'interruption totale de travail. L'agresseur avait pris la fuite immédiatement après les faits.
Interpellé deux jours plus tard en Vendée, il avait été immédiatement placé en détention provisoire. Lors de l'audience, le prévenu est entré dans le box avec des feuilles volantes noircies d'excuses et de justifications, mais ces tentatives de défense n'ont pas convaincu les magistrats.
Des explications contradictoires et une fuite révélatrice
Dans le box, l'homme s'agite dans sa chemise noire. Il évoque un conflit latent avec ses parents adoptifs, précisant que son père avait déjà porté plainte en novembre pour insultes et menaces. « Je n'ai pas supporté ce qu'il a dit sur ma mère morte en Colombie », confie-t-il, « il l'a traitée de prostituée. »
L'agresseur prétend également que c'est son père qui, le premier, l'aurait menacé avec un couteau. « Ce n'est pas ce que vos parents racontent », l'interrompt la présidente du tribunal. « Ce qui est certain en revanche, c'est que votre père a reçu deux coups de couteau. »
L'accusé impute son geste à la peur et exprime des regrets, mais la magistrate questionne sa version : « Pourquoi alors avoir choisi de prendre la fuite plutôt que d'appeler les secours ? »
Un parcours judiciaire chargé et des antécédents violents
Rapidement, la juge dresse le portrait d'un individu au parcours chaotique. Condamné à 18 reprises depuis 2003, notamment pour des violences sur la mère de son enfant, l'homme mène depuis la fin de son adolescence une vie impossible à ses parents adoptifs.
Dans le box, il continue de clamer qu'il n'est pas dangereux. « J'ai décidé de changer », se repent-il, évoquant des « regrets immenses » et implorant la clémence des juges. Mais ces déclarations tardives ne suffisent pas à infléchir la sévérité du tribunal.
Le réquisitoire implacable de la procureure
La procureure de la République ne se laisse pas attendrir. « On a l'impression d'entendre un enfant de 10 ans qui aurait fait une bêtise, mais on parle de deux coups de couteau », tonne la magistrate. Elle décrit un individu violent, perpétuellement menaçant envers ses parents, et appelle le tribunal à sévir pour « protéger la société ».
Sur le banc de la défense, l'avocat tente de souligner les failles éducatives des parents adoptifs. « Il est ce qu'il est aujourd'hui à cause de son éducation », argumente-t-il. Mais cette ligne de défense ne parvient pas à contrebalancer la gravité des faits.
Une peine lourde avec des conséquences supplémentaires
Finalement, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. L'homme est condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis. Deux de ses sursis précédents sont également révoqués, ajoutant un an de prison ferme à la peine prononcée ce mardi.
Une interdiction de contact avec ses parents adoptifs lui a aussi été imposée, mesure destinée à protéger les victimes de nouvelles violences. Cette décision marque la fin d'un long cycle de violences intrafamiliales qui a durablement marqué cette famille.



