Professeur sanctionné pour s'être inventé une médaille d'or internationale
Professeur sanctionné pour fausse médaille d'or

Un professeur de lettres franc-comtois, accusé de s'être créé de toutes pièces une médaille d'or internationale, a désormais interdiction de travailler dans l'enseignement supérieur du fait d'une sanction disciplinaire, a indiqué mardi l'Université de Besançon, confirmant une information du quotidien l'Est républicain.

Les faits reprochés

Florent Montaclair, né en 1970, est accusé de s'être prévalu d'une « Médaille d'or de philologie », censée être l'équivalent du prix Nobel dans cette science du langage, mais qui était vraisemblablement une supercherie montée par lui-même. Il est sous le coup d'une enquête du parquet de Montbéliard (Doubs) pour faux, usage de faux, escroquerie et usurpation de titre. La justice s'intéresse également à un soi-disant doctorat qu'il aurait obtenu dans une université américaine à l'existence douteuse, soupçonnée d'être également une coquille vide inventée par l'intéressé.

Sanction disciplinaire

Depuis le 7 avril, Florent Montaclair est sous le coup d'une sanction disciplinaire qu'il n'a pas contestée, et qui est désormais définitive, a précisé à l'AFP l'Université Marie-et-Louis-Pasteur de Besançon, qui l'employait. Il lui « est interdit d'exercer ses fonctions d'enseignement ou de recherche dans un établissement public d'enseignement supérieur ». L'enseignant « n'exerce donc plus aucune fonction au sein de l'université » où il était affecté depuis plus de vingt ans, a précisé la directrice adjointe de la communication de l'université, Mathilde Dehestru.

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Réintégration dans l'Éducation nationale

Ce renvoi de l'université lui a fait automatiquement réintégrer, « très récemment », les effectifs de l'Éducation nationale, où il enseignait auparavant, a indiqué de son côté un porte-parole du rectorat de l'académie de Besançon. Un « processus d'évaluation » des faits pouvant lui être reprochés a été lancé par l'Éducation nationale, et pourrait « peut-être » aboutir là aussi à des mesures disciplinaires. À ce stade, il n'a pas été réaffecté à un collège ou lycée, les services académiques étant « en train d'analyser son dossier », a ajouté ce porte-parole.

Cette affaire soulève des questions sur la vérification des titres académiques et les mécanismes de contrôle au sein des établissements d'enseignement supérieur. L'université de Besançon a pris des mesures rapides pour écarter l'enseignant, mais l'affaire pourrait encore avoir des répercussions dans le cadre de l'enquête judiciaire en cours.

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