Le procès de Guillaume B., jugé pour viol, a connu un rebondissement majeur ce mardi. La défense a plaidé la thèse de l'emprise totale, renversant la dynamique du procès. Selon les avocats, la relation entre l'accusé et la plaignante était marquée par une domination psychologique telle que le consentement ne pouvait être librement exprimé.
Une stratégie de défense audacieuse
Me Dupont, avocat de Guillaume B., a dépeint un tableau complexe où les rôles de victime et de bourreau s'entremêlent. Il a insisté sur le fait que sa cliente, la plaignante, exerçait une emprise émotionnelle sur l'accusé. Des messages échangés ont été présentés pour étayer cette thèse, montrant une relation fusionnelle et toxique.
Témoignages contradictoires
Les témoins se sont succédé à la barre. Certains ont décrit un couple passionné, d'autres ont évoqué des disputes violentes. Une amie de la plaignante a affirmé que celle-ci contrôlait tous les aspects de la vie de Guillaume B., allant jusqu'à dicter ses fréquentations. L'accusé, lui, a décrit une soumission progressive à sa compagne.
L'expert psychiatre a souligné la difficulté à établir une emprise unilatérale. Il a parlé d'un système relationnel où les deux parties étaient prises dans un engrenage destructeur. Le parquet a répliqué en rappelant que la notion d'emprise ne saurait excuser un acte de viol, et que le consentement doit être éclairé et révocable à tout moment.
Un verdict attendu
La cour doit désormais trancher entre deux récits : celui d'un viol prémédité ou celui d'une relation pathologique où la frontière du consentement s'est estompée. Le verdict est attendu dans les prochains jours. Ce procès soulève des questions fondamentales sur la notion de consentement dans les relations sous emprise.



