La deuxième journée du procès pour le meurtre d'Ali Belhoussaine, 55 ans, lynché en juin 2023 à Montpellier, a été marquée par des auditions laborieuses. Trois hommes sont accusés : Farid Abassa, Ramzi Bounab et Nabil Arif. Les témoins, souvent réticents, peinent à livrer des versions claires, tiraillés entre loyauté et peur des représailles.
Un riverain témoigne
Un homme de 71 ans, dont le balcon surplombe la scène de crime, a décrit la scène : il a vu plusieurs hommes courir, un corps au sol, et Farid Abassa donner un coup de pied à la victime. Il a entendu des cris : « Mais il est mort, qu’est-ce que tu veux de plus ? » Il n’a pas vu les deux autres accusés porter des coups.
Des versions changeantes
Un jeune du quartier a confirmé que Farid Abassa avait frappé la victime, mais a minimisé l’implication des autres. Le président de la cour l’a exhorté à donner des détails, rappelant l’enjeu pour les proches. Le témoin a alors évoqué une altercation initiale où la victime aurait sorti un couteau, sans chercher à poignarder. Puis, plusieurs personnes l’ont frappée au sol.
Le plus récalcitrant
Un autre témoin a décrit Farid Abassa comme le plus agressif, continuant à frapper même après être maîtrisé. Il a dû être éloigné de force. Les autres accusés, bien que présents, n’ont pas été vus portant des coups décisifs. Les zones d’ombre persistent, et la cour cherche à établir la vérité dans cette affaire complexe.



