Procès du funérarium de Grammont fixé à décembre 2027 à Montpellier
Procès du funérarium de Grammont fixé à décembre 2027

Affaire du funérarium de Grammont : le procès fixé à décembre 2027

Le tribunal correctionnel de Montpellier a fixé la date du procès dans l'affaire du complexe funéraire de Grammont au 6 décembre 2027. Cette décision, prise mercredi après-midi, concerne seize parties civiles qui avaient déposé une citation directe en mars dernier pour accélérer une procédure pénale qui n'est toujours pas bouclée, près de trois ans et demi après le dépôt de la plainte initiale.

Des accusations graves

Les faits reprochés remontent à septembre 2016 et s'étendent jusqu'à fin 2022. Deux prévenus sont poursuivis pour agression sexuelle et harcèlement sexuel, tandis que trois autres sont mis en cause pour harcèlement sexuel. Par ailleurs, le maire-président Michaël Delafosse, la Métropole de Montpellier, le service funéraire de la Métropole, ainsi que sa présidente Éliane Lloret et son directeur général Gilbert Sainte-Marie, sont poursuivis pour "infraction à la réglementation générale sur l'hygiène et la sécurité du travail" et "exécution d'un travail dissimulé". Ces infractions auraient été commises entre juillet 2019 et janvier 2026.

Un délai jugé "honteusement long"

Les parties civiles ont exprimé leur profond mécontentement face à ce nouveau délai. Une ex-salariée, présente au nom de ses collègues, a déclaré : "Je comprends que la justice manque de moyens mais je trouve ce délai honteusement long. Je suis encore traumatisée par ce que j'ai vécu au funérarium de mon arrivée en 2015 à mon licenciement en 2024. Il y a une volonté de nous affaiblir financièrement et moralement. Mais on est un groupe et on tiendra bon."

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Des consignations fixées

Lors de l'audience de mercredi, les juges ne se sont pas prononcés sur le fond de l'affaire mais ont uniquement fixé les consignations que les parties civiles doivent verser pour sécuriser la partie financière de la procédure. Treize plaignants doivent payer 1 000 euros chacun, et trois autres 800 euros, dans un délai de deux mois.

Passe d'armes entre avocats

L'audience a également été marquée par une confrontation entre les avocats. Me Christol, avocate du président de la Métropole, a dénoncé : "Malgré nos demandes, nous n'avons pas reçu les pièces de la partie poursuivante. Nous avons même appris la date de l'audience par un article de presse. Cela donnera lieu à des demandes pour poursuites abusives."

Soutien politique

Ce mercredi 6 mai, plusieurs élus de La France Insoumise étaient présents pour soutenir les plaignants, notamment la députée Nathalie Oziol, Alenka Doulain, Rhany Slimane et Livia Jampy. Me Stéphane Fernandez, avocat des parties civiles, a rappelé : "Trois femmes et un homme victimes d'agression ou de harcèlement sexuel ont quitté l'entreprise. Mais douze plaignants travaillent toujours au funérarium."

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