Périscolaire à Paris : « Il y a une centaine de procédures mais pas une centaine de pédocriminels »
ENTRETIEN. Profils des suspects, violences sexuelles, délais d’enquête… En plein scandale sur le périscolaire, la vice-procureure et cheffe de la section des mineurs du parquet de Paris, Lisa-Lou Wipf, répond au Point.
Propos recueillis par Sandra Buisson et Emilie Trevert
Publié le 27/05/2026 à 18h30
La cheffe de la section mineurs du Parquet de Paris, Lisa-Lou Wipf, est interpellée par l'âge des enfants qui dénoncent ces faits, moins de 6 ans pour la plupart. KHANH RENAUD POUR « LE POINT »
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Une centaine de procédures en cours
Dans cet entretien, Lisa-Lou Wipf précise que le parquet de Paris traite actuellement une centaine de procédures liées à des faits de violences sexuelles dans le cadre périscolaire. Cependant, elle insiste sur le fait que cela ne signifie pas qu’il y a une centaine de pédocriminels. Certaines affaires peuvent concerner les mêmes suspects ou des faits multiples.
Profil des suspects et nature des violences
Les suspects sont majoritairement des hommes, souvent employés par des associations ou des collectivités. Les violences sexuelles dénoncées vont des attouchements aux agressions plus graves. La procureure souligne la difficulté d’enquêter sur des faits impliquant de très jeunes enfants, dont les témoignages sont parfois difficiles à recueillir.
Délais d’enquête et accompagnement des victimes
Les délais d’enquête sont allongés en raison du nombre de dossiers et de la complexité des investigations. Le parquet travaille en étroite collaboration avec les services de police et les associations d’aide aux victimes pour garantir un accompagnement adapté. Lisa-Lou Wipf appelle à la vigilance et à la signalisation systématique de tout fait suspect.



