Frédéric Péchier reste en prison : la justice rejette sa demande de remise en liberté
Péchier : la justice refuse sa remise en liberté avant l'appel

La justice maintient Frédéric Péchier en détention avant son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a rejeté, mercredi 11 février, la demande de remise en liberté de l'anesthésiste Frédéric Péchier. Condamné en décembre 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité pour trente empoisonnements dont douze mortels, l'homme de 54 ans souhaitait sortir de prison afin de mieux préparer sa défense pour son procès en appel.

Un risque pour l'ordre public et l'enquête

Les magistrats ont estimé, à l'issue d'une audience de près de quatre heures suivie d'un court délibéré, qu'une libération provisoire pourrait causer un « trouble à l'ordre public ». Ils ont également souligné le risque que l'accusé exerce des pressions sur les témoins et l'absence de garantie concernant sa présence à son futur procès. Cette décision a été confirmée par les avocats de la défense et de la partie civile.

Les réactions des parties prenantes

Me Randall Schwerdorffer, l'avocat de Frédéric Péchier, a immédiatement annoncé son intention de déposer un pourvoi en cassation contre cette décision, refusant tout autre commentaire. De son côté, Me Frédéric Berna, l'un des avocats des parties civiles, a exprimé le « soulagement » des victimes et de leurs familles.

« Nos clients n'auraient vraiment pas encaissé une remise en liberté. Ils auraient trouvé cela invraisemblable », a-t-il déclaré, soulignant l'impact émotionnel considérable qu'aurait pu avoir une libération, même temporaire, du condamné.

Un dossier judiciaire hors norme

L'affaire Frédéric Péchier, qui défraie la chronique judiciaire depuis plusieurs années, implique des accusations d'empoisonnements en série sur des patients dans le cadre de son activité médicale. La lourde condamnation prononcée en première instance avait déjà marqué les esprits, et le rejet de sa demande de remise en liberté illustre la détermination de la justice à maintenir une stricte application des mesures de sûreté dans ce dossier particulièrement sensible.

La procédure d'appel, dont la date n'est pas encore fixée, s'annonce donc complexe et suivie de près, tandis que l'accusé restera derrière les barreaux en attendant l'examen de son pourvoi en cassation par la plus haute juridiction judiciaire.