Nouvelle plainte dans l'affaire du fondateur d'une école de danse de Nice accusé d'agressions sexuelles
Nouvelle plainte dans l'affaire du fondateur d'une école de danse de Nice

Une mère de famille, qui avait écrit à la Compagnie des enfants du spectacle en 2020 pour dénoncer un comportement inapproprié sur sa fille, rejoint le combat judiciaire des plaignantes. Six ans après, alors que tout lui revient violemment à l'esprit, sa fille, aujourd'hui âgée de 22 ans, va se joindre aux plaignantes. Nathalie regrette aujourd'hui de ne pas l'avoir fait en 2020.

Des faits présumés s'étalant de 1996 à 2025

Le chorégraphe, metteur en scène et fondateur en 1986 de l'établissement, aujourd'hui installé à Fabron, vient d'être écroué dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le parquet de Nice. L'homme est visé par de nombreuses plaintes, déposées en 2025, pour des faits présumés d'agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans, agressions sexuelles sur mineures de plus de 15 ans par personne ayant autorité, corruption de mineures et exhibition sexuelle. L'instruction fait état de faits présumés s'étalant de 1996 à 2025. Le service local de police judiciaire de Nice est en charge des investigations.

Des témoignages accablants

Les plaignantes ont fait état d'attouchements sexuels, de massages forcés et de l'utilisation de miroirs dans son bureau pour épier les vestiaires. L'enquête est loin d'être terminée. Dans son courrier, Nathalie évoque le « traumatisme » de sa fille, qui ne cesse de « pleurer », malmenée, d'abord, par des « moqueries » sur son poids et son physique, mais évoque aussi des questions déplacées. Lors d'une tournée, Franck F. lui avait demandé « si elle était vierge ». Un comportement « inacceptable et scandaleux » pour un homme face à une adolescente, s'emportait Nathalie dans sa lettre.

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« Franck, vous avez posé cette question à Lola en présence de sa camarade Carla qui vous immédiatement dit que cela ne se demandait pas. Je suis scandalisée, vous êtes face à des jeunes femmes, comment pouvez-vous dire des choses pareilles ? », posait-elle encore. Nathalie avait constaté que sa fille était de plus en plus angoissée, pleurant la veille des cours et après chaque séance. Aujourd'hui, elle rejoint les plaignantes pour obtenir justice.

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