L'extension de la maison d'arrêt de Nîmes, inaugurée à l'été dernier, n'a pas permis de résoudre la surpopulation carcérale. Selon les derniers chiffres officiels de la Chancellerie dévoilés vendredi soir, au 1er mai, l'établissement comptait 776 détenus pour une capacité opérationnelle de 341 places, soit une densité de 227,6 %. Dans la région, seule la maison d'arrêt de Carcassonne affiche un taux plus élevé (242 %).
Une extension insuffisante face à l'augmentation du nombre de détenus
L'extension avait pourtant permis de passer de 200 à 341 places. Mais dans le même temps, le nombre de détenus a considérablement augmenté, passant de 483 à plus de 750 en un an. Les personnels pénitentiaires avaient déjà tiré la sonnette d'alarme fin avril, dénonçant le nombre de matelas supplémentaires dans les cellules et un manque de personnel, une vingtaine de postes étant toujours vacants.
Des mesures urgentes réclamées
Le député du Gard, Yoann Gillet, a interpellé le gouvernement le 5 mai dernier, réclamant des mesures urgentes. Le projet de nouvel établissement pénitentiaire dans le Gard est prévu pour 2030, une échéance jugée trop lointaine face à cette situation critique. La maison d'arrêt de Nîmes est la cinquième plus surpeuplée de France métropolitaine.



