Monaco: recours en révision pour l'homme condamné pour 34 coups de couteau
Monaco: recours en révision pour 34 coups de couteau

L'avocat de Jean-Charles Mulini, un Monégasque de 37 ans condamné le 22 mai 2026 à 19 ans de réclusion criminelle pour tentative d'homicide sur son ex-compagne, a déposé un recours devant la Cour de révision de Monaco. Les faits remontent à 2022 : l'accusé avait poignardé à 34 reprises sa compagne de 23 ans, qui dormait, et qui a survécu miraculeusement.

Les motifs du pourvoi

Me Bergonzi, l'avocat de Mulini, conteste plusieurs aspects de la procédure. Il interroge notamment la durée de la détention préventive de son client, qui a excédé quatre ans. Selon lui, le Code de procédure pénale monégasque fixe une limite de quatre ans pour la détention provisoire. Il soulève également des questions de compétence juridictionnelle : une demande de remise en liberté, déposée un mois avant le procès, aurait été examinée par une juridiction qu'il estime incompétente.

Un procès équitable en question

Pour la défense, la libération de Mulini avant le procès aurait changé la perception du tribunal. « S'il était apparu libre devant les juges, cela aurait donné une meilleure image de lui », explique Me Bergonzi. Il ajoute que cela aurait facilité la préparation du procès et permis de démontrer que son client s'était amendé après quatre ans de détention. L'avocat évoque un problème de « procès équitable ».

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Enfin, Me Bergonzi entend discuter devant la Cour de révision le fait que Mulini n'a pas achevé son geste meurtrier alors qu'il en avait la possibilité. « Il avait la possibilité de tuer sa victime et n'est pas allé au bout de sa démarche », souligne-t-il, estimant que cela a des conséquences juridiques.

Quelles suites possibles ?

Le pourvoi devant la Cour de révision, comparable à la Cour de cassation en France, n'entraîne pas automatiquement un nouveau procès. Il s'agit d'un contrôle de la décision. Si la juridiction casse partiellement ou totalement l'arrêt, un nouveau procès pourrait être envisagé. Me Bergonzi n'exclut pas de saisir la Cour européenne des droits de l'homme si nécessaire.

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