34 coups de couteau à Monaco : procès pour tentative de meurtre dès ce mardi
Monaco : procès pour tentative de meurtre après 34 coups de couteau

Le tribunal criminel de Monaco examine à partir de ce mardi 19 mai 2026 l'affaire Jean-Charles Mulini, accusé d'avoir poignardé à 34 reprises sa compagne Fanny (prénom modifié) en avril 2022. Les faits s'étaient déroulés au domicile conjugal, dans la résidence « Les Mandariniers », au 42 ter, boulevard du Jardin Exotique. La victime, alors âgée de 23 ans, avait survécu grâce à sa résistance physique et mentale, parvenant à négocier avec son agresseur jusqu'à l'arrivée des secours.

Des blessures multiples et graves

L'examen médico-légal réalisé à l'hôpital Princesse Grace (CHPG) le 22 avril 2022 avait révélé 34 plaies tranchantes, localisées au cou, au tronc, aux jambes et aux mains. Deux organes vitaux, un poumon et un rein, avaient été touchés. Le rapport qualifie la scène de « violente et agitée ». Fanny, considérée comme une miraculée par les sources proches du dossier, avait témoigné de l'horreur subie.

Les circonstances de l'agression

Le 17 avril 2022 au matin, Fanny annonce à Jean-Charles Mulini sa volonté de se séparer. C'est ce qui déclenche la fureur de l'accusé. Il la poignarde à de multiples reprises. Fanny parvient à gagner du temps en discutant avec lui, le poussant à appeler son père. Ce dernier, arrivé sur les lieux, alerte les secours. Mulini prend la fuite en France, mais est arrêté par les gendarmes des Alpes-Maritimes sur l'autoroute A8, près de Menton. Il avait l'intention de se suicider, selon des messages envoyés à ses proches.

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Un couple pathologique

La relation entre Fanny et Mulini, née en 2019 au Jardin Exotique où ils travaillaient tous deux, est décrite comme fusionnelle et toxique. Les familles respectives pointent l'influence néfaste de l'un sur l'autre. Une vingtaine de témoins, proches et amis, seront entendus durant les quatre jours de procès. Les expertises psychologiques et psychiatriques devraient révéler chez l'accusé une problématique abandonnique et une incapacité à gérer les séparations.

Les versions de l'accusé

Durant l'instruction, Mulini a d'abord évoqué un « suicide collectif » avorté à la demande de Fanny, ce qu'elle réfute. Puis il a mis en avant une absorption massive d'anxiolytiques, qui aurait altéré son discernement. Mais la chambre du conseil de la cour d'appel a écarté cette thèse, soulignant que l'accusé avait utilisé le téléphone de Fanny pour envoyer des messages accréditant le suicide collectif et avait publié des messages sur les réseaux sociaux en son nom.

L'arme du crime

Le couteau de famille, utilisé pour l'agression, n'a été retrouvé qu'en juin 2022, lors d'une seconde perquisition, sur les indications de l'avocat de Mulini. Il se trouvait dans le panier à linge.

Les attentes de la victime

Fanny attend des réponses et une condamnation. « Je vais devoir me replonger là-dedans. Ce sera intense en émotions, mais aussi pour ma famille et mes amis qui seront présents », confiait-elle il y a un an. « J'attends une condamnation, mais elle ne sera jamais à la hauteur de ce que j'ai vécu. » Le délibéré est attendu ce vendredi 22 mai. L'accusé encourt jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.

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