Meurtre de Marie-Pascale Sidolle : Fabrice Poncet avoue en appel
Meurtre de Marie-Pascale Sidolle : Fabrice Poncet avoue en appel

Condamné en juin 2025 à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ancienne compagne, Fabrice Poncet a finalement avoué les faits en appel, devant la cour d’assises de l’Ardèche à Privas. Ces aveux, survenus le vendredi 26 juin 2026, ont bouleversé sa fille Stéphanie, qui s’est battue pendant des années pour que justice soit rendue à sa mère.

Des aveux surprise après sept ans de silence

« C’est tellement indescriptible que je n’arrive pas à savoir ce que je ressens. Tout le monde a passé le week-end à pleurer. J’ai tellement pleuré que je suis épuisée », a confié Stéphanie Sidolle, 41 ans, quatre jours après le coup de théâtre. Marie-Pascale Sidolle, aide-soignante de Roquemaure (Gard), avait disparu le 14 avril 2019, à l’âge de 54 ans, après être arrivée sur le parking de l’hôpital d’Avignon. Sa voiture avait été filmée ressortant du parking, conduite par un homme cachant son visage avec le pare-soleil.

Des restes retrouvés deux ans plus tard

Les restes de la victime avaient été découverts en janvier 2021 à Aramon par un chasseur. Fabrice Poncet, 62 ans, avait été incarcéré malgré ses protestations d’innocence. L’enquête avait établi qu’il n’avait jamais accepté la rupture après des relations orageuses. « C’est pas moi qui l’ai tuée, je l’aimais beaucoup », avait-il répété le 28 juin 2025 devant les jurés du Gard, qui l’avaient condamné à trente ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté de quinze ans. Il avait fait appel.

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Le récit des aveux

Vendredi 26 juin, Fabrice Poncet a enfin avoué. « Il a tout expliqué, comment il a déjoué les caméras de vidéosurveillance en allant à l’hôpital à pied, et qu’ils sont ensuite allés aux carrières de Sauveterre (à Villeneuve-lès-Avignon) où ma mère est sortie de la voiture, en lui disant que c’était fini, fini », raconte Stéphanie. « Il dit qu’en entendant ça, il a vrillé, il l’a attrapée par les cheveux et il disait, non, c’est pas fini, c’est pas fini, en mimant la scène, et il lui a éclaté la tête contre le bord de la portière qui était ouverte. Il s’est acharné sur elle. »

Fabrice Poncet a confirmé s’être rendu à l’aérodrome de Pujaut, où un témoin avait vu la voiture de Marie-Pascale Sidolle. « Il dit qu’à ce moment-là, elle était déjà morte, mais il ne lui a même pas pris le pouls et c’est ça qui me fait le plus mal. Il aurait pu la conduire à l’hôpital. Après il dit qu’il a roulé au hasard et qu’il l’a jetée dans la forêt, avant d’abandonner sa voiture », près de la cité Montclar, où elle sera retrouvée incendiée.

La réaction de la fille

« J’espère qu’elle n’a pas eu le temps de réaliser et qu’elle a été assommée dès le premier coup, parce qu’il raconte qu’elle est tombée, qu’il l’a ramassée et retapée. Cela faisait sept ans qu’on attendait la vérité, on avait deviné certains trucs, mais jamais je n’aurais imaginé qu’il l’avait tuée en lui fracassant la tête contre la portière. Mais là où je sais qu’il n’a pas menti, c’est quand il raconte que ma mère ne s’est pas laissée faire et qu’elle s’est défendue, je vois très bien ma mère faire ça », a déclaré Stéphanie.

La condamnation en appel

La cour d’assises d’appel a tenu compte de ces ultimes aveux : Fabrice Poncet a été condamné lundi 29 juin à 27 ans de réclusion criminelle, dont treize ans de sûreté.

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