Ghislaine Maxwell tente d'échanger sa parole contre une grâce présidentielle de Trump
Maxwell propose de disculper Trump en échange d'une grâce

Ghislaine Maxwell cherche à négocier sa liberté contre l'innocence de Trump

Ghislaine Maxwell, condamnée à vingt ans de prison pour son rôle dans le réseau criminel de Jeffrey Epstein, a été auditionnée par visioconférence devant le Congrès des États-Unis ce lundi 9 février 2026. Elle a invoqué le Cinquième amendement de la Constitution américaine pour refuser de répondre aux questions des élus. Selon son avocat, elle demande une grâce présidentielle de Donald Trump et propose, en contrepartie, de disculper l'ancien président de toute implication dans l'affaire Epstein.

Une stratégie juridique aux implications politiques majeures

Cette audition survient dans un contexte où des millions de documents liés à l'affaire Epstein continuent d'être rendus publics depuis fin janvier, bien qu'aucune révélation décisive n'ait encore émergé. Ghislaine Maxwell, souvent décrite comme la gardienne des secrets d'Epstein, représente une pièce clé pour percer les zones d'ombre de ce scandale international. Anne Deysine, juriste et professeure à l'université Paris-Nanterre, souligne que la demande de grâce n'est pas actuellement envisagée par la Maison Blanche, mais elle met en lumière les enjeux politiques sous-jacents.

L'avocat de Maxwell affirme que sa cliente est prête à livrer une version des faits qui innocenterait Donald Trump, soulevant ainsi des questions de conflit d'intérêts potentiel. Cette manœuvre pourrait également bénéficier à d'autres figures, comme l'ancien président démocrate Bill Clinton, dont le nom apparaît fréquemment dans les documents. Maxwell a déjà qualifié Trump de parfait gentleman, sans fournir de détails supplémentaires sur leurs relations.

Des développements récents et des interrogations persistantes

Des élus du Congrès ont récemment eu accès à des documents non caviardés du ministère de la Justice, décrivant certains éléments comme dégoûtants. Cependant, six noms restent occultés, alimentant les théories du complot. Parallèlement, Bill Clinton, initialement réticent, a accepté de témoigner sous la menace d'une condamnation pour outrage au Congrès, créant un précédent inquiétant pour les partisans d'un exécutif fort.

Les relations entre Trump et Epstein, actives des années 1990 à 2005, sont documentées par des voyages en jet privé et des visites mutuelles, bien que Trump n'ait apparemment jamais séjourné sur l'île privée d'Epstein. Leur brouille en 2005, liée à une transaction immobilière, et les allégations de Trump selon lesquelles Epstein aurait détourné son personnel féminin, ajoutent à la complexité du dossier.

Malgré l'immunité quasi totale accordée à Trump par la Cour suprême en 2024, la possibilité qu'il soit convoqué par un Congrès démocrate demeure, entretenant l'incertitude. Les révélations progressives et les interprétations biaisées sur les réseaux sociaux risquent de perpétuer les spéculations, rendant difficile l'établissement de la vérité complète.