La cour d'appel de Paris rendra ce mardi 7 juillet sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national (ex-RN). Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, avait été condamnée en première instance à quatre ans de prison dont deux ferme, aménageables sous surveillance électronique, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, et 100 000 euros d'amende pour détournement de fonds publics. Son avenir politique en dépend : si la peine d'inéligibilité est confirmée à plus de deux ans, elle ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
Les enjeux du jugement
Le jugement sera lu à partir de 13h30 au Palais de Justice de l'île de la Cité, et pourrait prendre plusieurs heures. Marine Le Pen n'est pas la seule concernée : dix autres cadres du RN, dont Louis Aliot, Julien Odoul, Bruno Gollnisch et Nicolas Bay, également condamnés dans cette affaire, ont fait appel. Le parquet général a requis le 3 février 2026 une peine allégée : quatre ans de prison dont un an ferme, aménageable sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, sans exécution immédiate. Mais la cour d'appel n'est pas liée par ces réquisitions.
Trois scénarios possibles
Trois issues sont possibles pour Marine Le Pen. Une relaxe ou une peine d'inéligibilité inférieure à deux ans lui permettrait de se lancer dans la course à l'Élysée, comme en 2012, 2017 et 2022. En revanche, une peine d'inéligibilité supérieure à deux ans l'obligerait à laisser la place à son dauphin Jordan Bardella. En coulisses, la guerre des clans fait rage : Jordan Bardella a publié un long message lundi soir sur X, assurant Marine Le Pen de son soutien : "Je n'oublie pas à qui je dois d'avoir trouvé le chemin de l'engagement. Et je n'oublie pas les combats que nous nous sommes promis de mener ensemble." Mais les entourages des deux figures frontistes se livrent une lutte interne sans merci pour être le candidat du RN en 2027.



