Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement National, est une survivante politique. Malgré les revers judiciaires et les scandales, elle demeure la figure centrale de l'extrême droite française. Le Point dresse son portrait alors que le procès des assistants parlementaires du Front national s'ouvre à Paris.
Un procès aux enjeux majeurs
Le procès des assistants parlementaires du FN, qui débute ce lundi, pourrait avoir des conséquences lourdes pour Marine Le Pen. Elle est mise en examen pour « abus de confiance » et « complicité » dans cette affaire où le parti est soupçonné d'avoir utilisé des fonds européens pour rémunérer des employés du parti. Selon Le Point, « Marine Le Pen risque une peine d'inéligibilité et de prison ».
L'ancienne candidate à la présidentielle, qui a obtenu 41,5 % des voix au second tour en 2022, reste pourtant populaire auprès de son électorat. « Elle incarne la résistance face au système », analyse Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l'extrême droite.
Une stratégie de normalisation
Depuis qu'elle a pris la tête du FN en 2011, Marine Le Pen a tenté de « dédiaboliser » le parti. Elle a changé son nom en Rassemblement National en 2018 et a écarté les éléments les plus radicaux. Cette stratégie a porté ses fruits électoraux, mais le procès rappelle les pratiques passées.
« Le procès est un test pour sa crédibilité », estime un analyste politique. Marine Le Pen, elle, dénonce une « persécution judiciaire » et affirme que les accusations sont infondées. Selon un sondage Ifop, 34 % des Français estiment qu'elle est victime d'un acharnement.
L'avenir du RN en question
Si Marine Le Pen était condamnée à une peine d'inéligibilité, cela pourrait compromettre ses ambitions pour 2027. Jordan Bardella, le jeune président du RN, est souvent présenté comme son successeur potentiel. Mais pour l'instant, Marine Le Pen reste la patronne.
« Le RN sans Marine Le Pen, c'est comme la gauche sans Mélenchon », résume un cadre du parti. La question de sa succession est taboue, mais le procès pourrait accélérer les choses. Le Point rapporte que « Marine Le Pen a déjà préparé un plan B ».



