Lyon : un septuagénaire mis en examen pour meurtre après avoir tué un cambrioleur présumé
Lyon : septuagénaire mis en examen après avoir tué un cambrioleur

Un septuagénaire lyonnais mis en examen pour meurtre après une intrusion nocturne

Le parquet de Lyon a annoncé, ce mercredi, qu'un homme de 70 ans a été mis en examen pour meurtre et libéré sous contrôle judiciaire. Ce septuagénaire avait tué un jeune de 19 ans qui, selon ses déclarations, s'était introduit par effraction dans sa maison pour le cambrioler. Il a passé 48 heures en garde à vue avant sa mise en examen.

Les faits : une intrusion nocturne et un tir mortel

L'homme avait appelé les gendarmes lundi vers 3h30, affirmant avoir été victime d'une tentative de vol avec arme à son domicile à Genas, dans la grande banlieue de Lyon. Sur place, les militaires ont découvert le cadavre d'un homme de 19 ans, atteint d'une balle au thorax, sur le toit de la maison, ainsi qu'un revolver.

Selon les déclarations du septuagénaire aux gendarmes, il a entendu des pas sur son toit au milieu de la nuit. La victime aurait tenté de pénétrer chez lui en passant par une trappe dans le plafond de la cuisine. C'est à ce moment qu'il a fait feu. En garde à vue, il a expliqué avoir tiré « pour faire fuir un individu armé qui avait accédé aux combles de son habitation et l'avait menacé verbalement ».

Des armes non autorisées et une enquête en cours

Outre l'arme à feu utilisée pour le tir, trois autres armes ont été saisies à son domicile, toutes étant « détenues sans autorisation ». Le septuagénaire est donc également poursuivi pour détention non autorisée d'armes à feu.

L'enquête se poursuit avec des examens et expertises complémentaires pour déterminer les circonstances exactes des faits. Parallèlement, une enquête distincte a été ouverte pour vol avec arme au domicile du septuagénaire.

Une pétition de soutien qui dépasse les 29 000 signatures

Une pétition en ligne, authentifiée pour l'AFP par son avocate, avait recueilli mercredi après-midi plus de 29 000 signatures. Elle a été lancée en soutien à un homme « victime d'un cambriolage qui n'a eu d'autre choix que de se défendre dans un moment de panique face à des individus menaçant la sécurité de son foyer » et ayant agi en état de légitime défense.

Cette affaire soulève des questions sur les limites de la légitime défense et la sécurité des domiciles, dans un contexte où les cambriolages restent une préoccupation majeure pour de nombreux habitants.