INFO MIDI LIBRE. Lucas Barreto, âgé de 28 ans, a été remis en liberté ce jeudi 30 avril 2026 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier. Il avait été condamné le 13 avril à six ans de prison ferme pour avoir porté des coups à Lorenzo Roques, le 22 août 2020 à Lattes, près de Montpellier, le laissant tétraplégique. Depuis le début de l'enquête, Lucas Barreto conteste avoir frappé la victime. Il est le seul des deux accusés à avoir fait appel du verdict.
Un drame survenu en août 2020
Le 22 août 2020, une bagarre entre jeunes éclate à Lattes. Lorenzo Roques, alors âgé de 19 ans, est violemment pris à partie. Il subit des coups qui le laissent paralysé des quatre membres, sans espoir d'amélioration. Les médecins diagnostiquent une tétraplégie irréversible. Deux hommes sont rapidement identifiés : Lucas Barreto et Sébastien Plo.
Les rôles des deux accusés
Sébastien Plo a reconnu avoir plaqué au sol la victime, causant les lésions irréversibles. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont 18 mois ferme. Il n'a pas fait appel, sa peine est donc définitive. En revanche, Lucas Barreto a toujours nié avoir porté des coups. Son procès devant la cour criminelle de l'Hérault a été tendu. Il a été condamné à six ans de prison ferme, mais a immédiatement interjeté appel.
Décision de la cour d'appel
Ce 30 avril, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier a ordonné la libération immédiate de Lucas Barreto. Il devra pointer tous les 15 jours au commissariat de police. Il lui est interdit de se rendre à Lattes et à Pérols, ainsi que d'entrer en contact avec tous les protagonistes du dossier. L'affaire sera rejugée devant une cour d'assises, avec des jurés populaires, soit à Perpignan, soit à Carcassonne. Le délai du nouveau procès est difficile à prévoir, car l'accusé a été remis en liberté.
Cette décision suscite des réactions contrastées. La famille de Lorenzo Roques exprime son incompréhension et sa colère. Pour l'avocat de Lucas Barreto, cette libération est une étape vers la manifestation de la vérité. L'affaire est désormais entre les mains de la justice, qui devra statuer sur le fond lors du prochain procès.



