Un Lituanien jugé pour agression sexuelle dans un supermarché azuréen après sa sortie de prison
Lituanien jugé pour agression sexuelle dans supermarché azuréen

Un Lituanien jugé pour agression sexuelle dans un supermarché azuréen après sa sortie de prison

Un homme de nationalité lituanienne, âgé de 40 ans, a comparu devant le tribunal judiciaire de Grasse pour des faits d'agression sexuelle commis sur deux clientes dans un supermarché de Mandelieu-la-Napoule. L'incident s'est produit le 2 avril dernier au rayon poissonnerie d'une grande surface de cette commune des Alpes-Maritimes.

Les faits d'agression au rayon poissonnerie

Selon les éléments de l'enquête, le prévenu a profité de l'effet de surprise pour mettre la main aux fesses des deux victimes, allant jusqu'à enlacer l'une d'entre elles dans le magasin. Les deux clientes, choquées par ce comportement, ont immédiatement alerté les forces de l'ordre.

Lors de son interpellation par les gendarmes, l'homme se trouvait en état d'ivresse manifeste et a insulté les agents en criant en russe des propos vulgaires à leur encontre. Présenté en comparution immédiate, il a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés, estimant même devant le tribunal « que ce n'est même pas une infraction très importante qui porte à conséquence ».

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Un passé carcéral récent à Monaco

Le parcours judiciaire du prévenu révèle qu'il sortait à peine de prison au moment des faits. Incarcéré pendant cinq mois à Monaco pour sa participation à un vol de voiture, sa libération de la prison de la Principauté datait de moins de deux semaines avant l'agression dans le supermarché.

La procureure a d'ailleurs rappelé ce séjour carcéral au prévenu, qui semblait avoir déjà oublié cet épisode de son histoire. Résidant actuellement dans un appart-hotel, il déclare chercher du travail en France et prétend avoir perdu ses papiers d'identité.

Les décisions de justice et mesures demandées

Face à la gravité des faits, le ministère public a requis la mise en détention provisoire du prévenu en attendant son procès, renvoyé au 10 juin prochain. De son côté, Me Aziza Dridi, l'avocate de la défense, a demandé qu'une expertise psychiatrique soit ordonnée pour déterminer l'état mental de son client.

Cette demande fait suite à des propos incohérents tenus par le prévenu lors des auditions. Le tribunal a suivi la réquisition du parquet et a décidé de maintenir l'homme en détention dans l'attente de l'expertise psychiatrique et de son procès.

Cette affaire illustre les défis posés par la réinsertion des personnes sortant de détention et les mécanismes de prévention des récidives, particulièrement dans les cas où des troubles comportementaux ou psychologiques peuvent être en jeu.

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