Le gouvernement a dévoilé un nouveau dispositif visant à renforcer la protection des enfants dans les structures périscolaires. Après plusieurs scandales récents, l'exécutif souhaite durcir les contrôles sur les personnes amenées à travailler auprès des mineurs. Selon Le Parisien, des "listes noires" seront créées pour recenser les adultes, mais également certains adolescents dès l'âge de 13 ans, ayant adopté des comportements jugés inappropriés.
Un croisement renforcé des fichiers
Cette mesure s'inscrit dans le cadre du futur projet de loi sur la protection de l'enfance. Concrètement, plusieurs administrations vont désormais croiser leurs fichiers de manière plus systématique. L'objectif est de vérifier l'"honorabilité" des personnes souhaitant intervenir dans les écoles, crèches, hôpitaux, structures périscolaires, établissements d'aide sociale à l'enfance, ainsi que dans les associations culturelles et sportives. Il s'agit d'empêcher que des individus déjà signalés ou sanctionnés puissent entrer en contact avec des mineurs ou des publics vulnérables.
Les fichiers concernés
Les vérifications ne se limiteront pas aux seules condamnations pénales. Elles intégreront également les sanctions disciplinaires et certaines mesures administratives. Parmi les fichiers consultés figurent le casier judiciaire et le FIJEAT (fichier des auteurs d'infractions terroristes). "Tous les intervenants y seront soumis", précisent les ministères de l'Éducation nationale, de la Santé et de la Justice, y compris les bénévoles et les intervenants occasionnels, qu'ils exercent dans le secteur public ou privé.
Un enjeu majeur de politique publique
Le gouvernement présente cette réforme comme un "enjeu majeur de politique publique", dans un contexte où la protection de l'enfance et le contrôle des adultes intervenant auprès des mineurs suscitent une forte sensibilité dans l'opinion. Cette initiative vise à offrir "une vision à 360 degrés pour mieux protéger les enfants", selon les termes de l'exécutif.



