Grève des avocats de Bordeaux : le mouvement se poursuit jusqu'au 19 mai
Le mouvement de grève des avocats de Bordeaux contre la réforme de la procédure pénale, signée par Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, connaît un nouveau rebondissement. Après une première action qui a duré du 1er au 13 avril, le barreau a décidé, lors d'une assemblée générale tenue mardi 21 avril et suivie d'un Conseil de l'ordre extraordinaire, de reprendre la grève jusqu'au 19 mai.
Une grève ciblée sur les audiences de plaider-coupable délictuel
Contrairement à la grève précédente, qui était totale et dure, cette nouvelle action sera circonscrite aux audiences de plaider-coupable délictuel. Les autres audiences ne seront touchées que de manière ponctuelle, ce qui devrait limiter significativement les perturbations sur l'activité pénale, évitant ainsi les désordres observés pendant les dix jours de la grève initiale.
Cette décision intervient alors que la réforme du plaider-coupable, à laquelle s'opposent vivement les professionnels du droit, a été validée par le Sénat le 13 avril, semblant définitivement en voie d'adoption. Malgré cela, les avocats girondins maintiennent leur opposition et annoncent également des actions périodiques pour continuer à protester contre cette mesure.
Contexte et perspectives du mouvement
Le barreau de Bordeaux avait initialement voté une grève dure et totale le 1er avril, en réaction à la réforme de la procédure pénale. Cette action a pris fin le 13 avril, date à laquelle le texte a été examiné et approuvé par le Sénat, conduisant les avocats à reprendre temporairement le chemin des prétoires.
Avec cette nouvelle phase de grève, limitée mais prolongée, les avocats cherchent à maintenir la pression tout en minimisant l'impact sur le fonctionnement général de la justice. Cette stratégie reflète une volonté de poursuivre le combat contre la réforme, tout en évitant des perturbations trop étendues qui pourraient nuire à leur cause.



