Affaire de la tête de cochon : Christian Estrosi entendu par la justice comme simple témoin
Estrosi entendu dans l'affaire de la tête de cochon

L'affaire de la tête de cochon resurgit avec l'audition d'Estrosi

Alors que l'ancien maire de Nice, Christian Estrosi, et son premier adjoint, Anthony Borre, ont été entendus par les enquêteurs comme simples témoins, l'un des acteurs clés du dossier pourrait être remis en liberté cette semaine sous contrôle judiciaire. Les investigations se poursuivent activement malgré le temps écoulé depuis les faits.

Une affaire qui avait électrisé la campagne municipale

Le 27 février, les époux Estrosi avaient découvert en rentrant chez eux une tête de porc coupée en deux accrochée à leur portail, accompagnée d'une affiche représentant le maire avec une étoile de David et une insulte. Cet incident avait littéralement plombé l'ambiance de la campagne des dernières élections municipales niçoises. Une plainte avait été déposée dès le lendemain, et les époux se sont depuis constitués partie civile.

Le commando "tête de cochon" démantelé

Les enquêtes menées par le service local de police judiciaire puis par le service interdépartemental (SIPJ 06) ont conduit à plusieurs mises en examen. Le scénario révèle un véritable commando digne d'un roman d'espionnage, ayant infiltré l'équipe de campagne du maire sortant.

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Parmi les opérationnels identifiés :

  • M.A.S., un cyberactiviste tunisien, ancien opposant à Ben Ali
  • H.Z., un autre ressortissant tunisien

Ces deux hommes ont été mis en examen et placés en détention. Deux autres Tunisiens en situation irrégulière font toujours l'objet d'une recherche active.

Les têtes pensantes du dossier

Du côté des organisateurs présumés, on retrouve :

  1. Jean L., 79 ans, ancien agent de la DST à la retraite, mis en examen
  2. S.B., 45 ans, spécialiste du marketing digital, également mis en examen

Ce dernier, Marseillais d'origine ayant vécu aux États-Unis, est une connaissance de Christian Estrosi et surtout un associé proche de son épouse, Laura Tenoudji-Estrosi. L'entrepreneur aurait servi d'interface entre l'équipe officielle de communication du maire sortant, l'informaticien tunisien et l'ex-agent de la DST. Il nie toute implication dans l'affaire et attend désormais l'issue judiciaire sous bracelet électronique.

Développements judiciaires en cours

L'audition de Christian Estrosi a eu lieu le jour même de l'installation du nouveau conseil municipal, désormais présidé par son rival politique, Éric Ciotti. Anthony Borre a été convoqué quelques jours plus tard.

Parallèlement, M.A.S., le cyberactiviste tunisien placé en détention, pourrait être remis en liberté cette semaine. Son avocat, Me Benjamin Taieb, a formulé une demande en ce sens, avec un placement sous contrôle judiciaire strict.

Cette affaire complexe, qui mêle cyberactivisme, anciens services de renseignement et marketing digital, continue donc d'occuper la justice française bien après la fin de la campagne électorale qui l'avait vu éclater au grand jour.

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