Le Sénat a rejeté mardi, pour la deuxième fois, l'ensemble de la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. Le sénateur de Vendée et président des Républicains Bruno Retailleau a appelé du même coup à l'organisation d'un référendum sur cette réforme sociétale majeure.
Un rejet confirmé
Après le rejet lundi soir d'un article considéré comme la « clé de voûte » du dispositif, les sénateurs ont préféré supprimer tous les autres articles un à un, actant leur désaccord sur ce texte. C'est la deuxième fois que la chambre haute refuse d'adopter cette proposition de loi.
La suite du parcours législatif
Le cheminement législatif de cette réforme va néanmoins continuer, le gouvernement ayant la possibilité de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale. Cette hypothèse serait « un passage en force », a dénoncé Bruno Retailleau dans l'hémicycle, estimant qu'il revenait aux Français de « trancher ».
Le débat sur la fin de vie reste donc ouvert, avec des positions divergentes entre le Sénat et l'Assemblée. Le gouvernement devra décider de la suite à donner, tandis que l'appel au référendum de Bruno Retailleau ajoute une dimension politique supplémentaire.



