La famille du jeune homme tué jeudi dernier par la police municipale de Marseille a déposé plainte avec constitution de partie civile mardi, exigeant l'ouverture d'une information judiciaire, ont annoncé ses avocats dans un communiqué. Me Kayna Kadjar et Me Nicolas Chambardon déclarent que « la famille de Mehdi exige qu’une information judiciaire soit ouverte et confiée à un magistrat réellement impartial, l’accès au rapport d’autopsie du défunt et l’exploitation des caméras municipales et caméras-piétons ».
Les faits
Jeudi, Mehdi, 26 ans, a été abattu par un policier municipal lors d’un contrôle routier dans l’est de Marseille. Selon les déclarations des policiers municipaux, rapportées par une source proche de l’enquête, le conducteur est sorti de son véhicule muni d’un couteau et a menacé les agents. Un des policiers a alors tiré à trois reprises sur le conducteur. Dans la voiture de la victime, sept bombonnes de protoxyde d’azote ont été retrouvées.
Enquête et réactions
Une enquête pour homicide volontaire a été confiée à la direction de la criminalité territoriale (DCT). Les trois agents municipaux impliqués ont été entendus plusieurs heures sous le régime de l’audition libre par la police vendredi matin.
La famille de Mehdi déplore que ce soit « pour l’heure » le parquet de Marseille qui supervise les investigations, alors qu’il a « présenté la victime comme l’agresseur ». Ses proches souhaitent la désignation d’un juge d’instruction. Selon le parquet de Marseille, Mehdi était « défavorablement connu des services de la justice et de la police ». Il était sous le coup d’un mandat d’arrêt après sa condamnation à quatre ans de prison en novembre dans une affaire de trafic de stupéfiants.



