Humiliation et sévices sexuels : un jeune condamné à sept ans de prison pour une expédition punitive sordide sur fond de trafic de drogue dans le Gard
Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné Enzo A., 20 ans, à sept ans de prison ferme avec une période de sûreté des deux tiers pour des violences et sévices sexuels commis sur un jeune homme dans le cadre d'un trafic de stupéfiants à Bagnols-sur-Cèze. Les faits, survenus le 30 janvier 2025, ont été décrits comme une expédition punitive d'une violence inouïe.
Des sévices d'une cruauté extrême
Ce soir-là, Enzo A., qui travaillait sur le point de deal de La Citadelle, a reçu l'ordre de tabasser un autre jeune soupçonné d'avoir volé de l'argent. Durant toute une nuit, la victime a subi des humiliations et des violences : cheveux brûlés, filtres de cigarette introduits dans le nez, bouteille plaquée contre la bouche pour l'empêcher de respirer, gazon forcé à fumer, cocaïne consommée sous la contrainte. Les agresseurs ont également forcé la victime à boire une bouteille d'urine et à entrer dans une bouche d'égout où elle devait passer la nuit. Un bâton a été introduit dans son anus, provoquant des pleurs et des cris. Les seuls moments de répit survenaient lorsque des clients se présentaient : la victime devait alors se rhabiller et les servir sans rien dire.
Un prévenu décrit comme immature et impulsif
À l'audience, Enzo A. a reconnu les faits sans jamais relever les yeux. Il a expliqué avoir agi sous la contrainte, par peur d'être frappé, et sous l'effet de stupéfiants, d'alcool et de protoxyde d'azote. Les expertises psychologiques ont pourtant dressé un portrait inquiétant : impulsif, immature, avec une absence de limites et des pulsions sadiques. L'expert a estimé sa réinsertion peu envisageable.
Le procureur requiert la peine maximale
Le procureur Arnaud Massip a requis la peine maximale de sept ans de prison, soulignant la tendance au sadisme du prévenu. La défense, représentée par Me Rémy Nougier, a plaidé pour une peine avec sursis, mettant en avant le parcours familial chaotique d'Enzo A., entre une mère toxique et un père incarcéré. L'avocat a également critiqué le rôle des forces de l'ordre, qui avaient contrôlé le groupe le soir des faits sans intervenir. Le tribunal a suivi les réquisitions, condamnant Enzo A. à sept ans de prison avec une période de sûreté des deux tiers, une interdiction de séjour dans le Gard et une interdiction d'exercer toute activité en lien avec des mineurs pendant cinq ans. Il devra également verser 10 000 euros à la victime au titre du préjudice moral.



