Le Parquet national financier (PNF) a ouvert, mercredi 20 mai 2026, une enquête préliminaire contre Dominique de Villepin pour "recel de détournement de fonds publics". L’ancien ministre des Affaires étrangères est soupçonné d’avoir conservé deux statuettes de Napoléon, estimées à 125 000 euros, qu’il a reçues lorsqu’il était en fonction.
Les faits reprochés
Selon le communiqué du PNF, l’enquête porte sur les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts à Dominique de Villepin, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservés par celui-ci. Les faits sont susceptibles de constituer un recel de détournement de fonds publics.
Les révélations de Robert Bourgi
Dans un épisode de "Complément d’enquête" diffusé le 30 avril, le lobbyiste Robert Bourgi a affirmé avoir fait remettre deux statuettes de Napoléon à Dominique de Villepin au début des années 2000. L’une aurait été offerte en 2002 par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et l’autre par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. Selon des factures publiées par l’émission, elles auraient été achetées respectivement 75 000 euros et 50 000 euros.
La réaction de Dominique de Villepin
Dominique de Villepin a assuré qu’il n’aurait "jamais" accepté ces objets s’il avait connu leur provenance et s’est dit prêt à les rendre. Son entourage a dénoncé un "écran de fumée" propagé par un "fidèle relais de Nicolas Sarkozy", connu pour ses récits changeants et ses coups tordus.
Les motivations de Robert Bourgi
Robert Bourgi a admis en vouloir à Dominique de Villepin en raison de propos tenus lors de l’incarcération de Nicolas Sarkozy l’an dernier et vouloir tout faire pour "l’empêcher d’aller à l’Elysée". L’ancien Premier ministre, bien que non candidat officiel pour l’élection présidentielle de 2027, ne cache pas ses ambitions.
La position de l’entourage de Villepin
L’entourage de l’ancien chef de gouvernement a réagi à l’enquête en assurant que "le PNF n’aura aucune difficulté à faire la lumière sur cette affaire pour laquelle Dominique de Villepin se tient sereinement à sa disposition".



